Février

 

Dimanche 28 février
Les vignerons de Cassagnes ont rejoint, l’hiver dernier ceux de Lansac, Planèzes, Rasiguères, au sein de la, désormais dite Cave, Vignerons de Trémoine. Dans leur bagage, ils ont amené Hugues qui n’a pas tardé à faire parler tout son savoir-faire informatique pour embellir le site de la Cave. C’est un vrai plaisir de s’y ‘’passéger’’ et on vous invite à le découvrir à l’adresse suivante : tremoine.com

Samedi 27 février
Avant que l’ombre ne se pose sur notre vieux Roc qui, sentimentalement, occupe sûrement, dans nos cœurs, une place au moins aussi importante que la Tour Eiffel dans ceux des Parisiens, Christian, qui pense déjà aux belles grillades de l’été qui arrive doucement, fait le plein de sarments de grenache noir. Sécateur en main et grand sourire, il les débite à la taille du barbecue et on devine, à le regarder faire, tout le plaisir qu’il ressent à être là, tranquille, au soleil presque couchant.

Vendredi 26 février
Sur un ‘’établi’’ que l’on ne trouve ni à Casto ni à Brico Dépôt, Margarete, ponceuse en main, efface, sur les volets du gîte Mika, les traces inéluctables du temps qui passe. Et malgré la poussière avalée à l’abri dans la cour de l’école, elle est toute heureuse (pour l’instant) de ne pas avoir affaire au gîte Lavande qui compte tellement de fenêtres qu’on se demande comment le gîte tient encore debout. D’ailleurs, prudente comme elle est, elle ne les ponce jamais sur place.

Jeudi 25 février
Sur le Quintala, à quatre pas du pont, ‘’le Grand’’, avec l’aide de Bernard, Baptiste, Christian, Didier et Thierry, refait de neuf sa vigne de grenache achetée, il n’y a pas si longtemps que cela, à Francis. Bien que plantée par ce dernier dans les années 80, l’Esca s’y est acharnée dessus comme la misère sur un pauvre et du coup, à force de voir la moitié de sa vigne sécher sur pied et même plus au fil du temps, Gilles a fini par se résoudre à tout arracher et désinfecter en profondeur. Avec Christian à la manœuvre, les rangées de la nouvelle vigne sont droites comme des I, espacées à la bonne longueur et si on n’était pas là pour le voir, un gueuleton a dû sûrement clôturer, de belle manière, la plantation.

Mercredi 24 février
On retrouve, ‘’à l’approche’’ des Musicales de l’Agly (juillet), Margarete et Hervé dans le jardin de Monsieur Loubet. Klaus, treize mois plus tard, a encore laissé des traces et quelques mimosas qui fêtent leur cinquantenaire en toute tranquillité, ont vu arriver la tronçonneuse d’Hervé avec un peu d’appréhension. Il faut dire que certains d’entre eux, plus près de l’horizontale que de la verticale, avaient de quoi se faire du souci. La tronçonneuse a fait son travail et le feu, allumé par Margarete, s’est chargé d’éclipser branches et branchettes, les gros troncs en temps voulu, finiront, soit dans la cheminée, soit dans le poêle. Le jardin, toujours, fait doucement sa toilette d’hiver en attendant les beaux jours et les Musicales.

Lundi 22 février
La Maison de Paul, inaugurée en juin, et prévue pour servir à la première occasion (mariages, réunions, anniversaires et autres…), accueille entre ses quatre murs, les samedis 27 février et 6 mars, deux spectacles (21 heures). Le premier, organisé par l’Association Triangle (concert gratuit) sera l’occasion de revoir le groupe Nico Backton, The Wizzards of blues, déjà aperçu au cours des Musicales de l’Agly. Le deuxième est une pièce de théâtre : Quatre femmes et le soleil  de Jordi Père Cerdá (Compagnie Les Beaux Masques). Entrée 6 euros. On note, avec grand plaisir, que Laura, l’aînée de Jean-Louis et Tonia, joue dans cette pièce. Venez nombreux passer un agréable moment en ces deux occasions.

Samedi 20 février
Notre Président Louis qui est aussi celui des Vignerons Catalans, avait dernièrement, à la Maison de Paul, beaucoup de plaisir à nous présenter le nouveau Directeur de sa ‘’boîte’’, Monsieur Dumanoir Daniel. Au cours de la sympathique réunion qui s’est terminée, bien sûr, par un petit apéro bien de chez nous, les propos du nouveau chef de file de la VICA étaient axés sur les problèmes à résoudre et les projets et stratégies à venir pour remonter le moral des troupes. Mais, quels que soient les problèmes qui viennent titiller les vignerons qui aiment leur métier par-dessus tout, il ne faut surtout pas oublier et perdre de vue que, si les Vignerons Catalans sont là pour nous aider, le principal, le primordial, se trouve dans le vigneron lui-même qui, par son goût pour le travail bien fait, pose à tout coup et jour après jour, toutes les briques nécessaires à la solide fondation de son exploitation.

Jeudi 18 février
Si vous avez le WIFI et de temps à autre, quelques problèmes de connexion, il vaut mieux s’adresser tout de suite à un vrai pro. Ce pro,  de plus, super sympa, s’appelle Jean-Pierre Malbouyssou, Ariégeois de naissance qui se fera grand plaisir à vous rendre service et à vous dépanner sans tarder.
Et, cerise sur le gâteau c’est un fan de l’OM !!!!!!

Mercredi 17 février
Les ramades de neige qui n’ont pas réussi à faire filer de la vigne Robert, Marie et leurs deux rejetons, sont revenues à la nuit tombée, malgré des rafales de tramontane de derrière les fagots. Bien au chaud derrière les carreaux, on pouvait profiter à loisir du spectacle à la lueur des lampadaires. Aussi, quand le soleil s’est levé sur notre vieille Chapelle St Pierre, Dame Tramontane, telle un balai géant, s’était ‘’enrousséguée’’ la neige, soit dans les ruisseaux, soit à l’abri le long des murs, s’amusant ainsi à former des congères que l’on n’a pas l’habitude de contempler.

Lundi 15 février
Pas besoin de revenir sur les difficultés que traversent l’agriculture Française et bien sûr, notre viticulture Roussillonnaise où nos 34 coopératives se serrent les coudes depuis belle lurette pour s’en sortir. Dans le cadre de l’Observatoire de ces dernières, un audit concernant la santé de la nôtre sur les années 2005/2006/2007 a été réalisé par Monsieur Laurent CUTZACH (Fédération des Caves) aidé en cela par Messieurs BOURDON, CALMETTE, RADONDY, RIBERO et SALGUERE (Trésorerie Générale). La réunion, le moins que l’on puisse dire, était bien rôdée puisque Laurent, dans son périple des 34 audits, en était à son 19ème. Et ma foi, bien que cela ne soit qu’une opinion personnelle, ces six messieurs ressemblaient fort à six chirurgiens penchés sur 34 malades, diagnostiquant ici et là, pancréas et poumons en mauvais état, foie critique et cœur battant à contre-courant. Dans le lot, certaines Caves sont plus que gravement malades ; le plus douloureux étant qu’elles l’ignorent. Nous, pour l’instant, nous sommes juste un peu enrhumés ; un peu enrhumés parce qu’en 2010, les coopérateurs ont toutes les peines du monde, financièrement, à égaler 1996. Mais, quelle chance on a d’avoir un Directeur comme Pierre qui, à lui tout seul, vaut dix comptables (dixit les comptables eux-mêmes) et dont les chiffres, quels qu’ils soient, sans besoin de paperasses, sont bien ancrés en tête et sortis toujours à bon escient pour expliquer aux comptables et aux autres, le pourquoi du comment. Un petit apéro bien de chez nous clôturait de belle façon la réunion.

Samedi 13 février
Petite surprise en ce jeudi matin avec, malgré une tramontane puissance 80/100, de la neige posée ici et là sur le village. Tout cela jumelé à une température avoisinant quelques degrés au moins en dessous de 0, avait de quoi décourager quiconque de mettre le nez dehors. Et bien, ‘’à l’abri’’, sur les Fontasses, notre carré d’as des vignerons (Marie, Bastien, Robert et Willy), après avoir allumé un bon feu, profitait à pleins poumons de cet air vivifiant que l’on ne trouve que chez nous. Ensuite, les flocons s’épaississant jusqu’à ne plus voir que le bout de ses chaussures, allez donc savoir si cela a découragé l’équipe de continuer. Le photographe, lui, toujours, a filé illico presto.

Jeudi 11 février
Le mois de février coïncide en général avec la dégustation de toute la panoplie de nos cépages destinés aux futurs Château Planèzes, Loubet, Lympany, Schiste, Trémoine…
A la Maison de Paul, la semaine dernière, dans la salle réservée justement aux dégustations, les coopérateurs étaient conviés à se faire une idée sur les qualités du Millésime 2009. En présence de notre œnologue Jean-Michel et de tous nos chefs, une quinzaine d’échantillons étaient présentés donnant ainsi l’occasion à certains de faire connaissance avec la nouvelle génération de ‘’crachoirs au laser’’. La qualité 2009, bien sûr, était au rendez-vous et le Rosé Trémoine est déjà attendu comme le Messie tellement il promet. Mais, toujours en quête de ‘’peut mieux faire’’, notre cher œnologue a mis, entre autres, l’accent, sur le cépage Grenache Noir qui peut se révéler une vraie mine d’arômes, une fois cueilli le jour J. Le tout étant de trouver ce fameux jour. D’autres sujets et remises en question ont été évoqués. Faisons confiance aux Compagnons de Trémoine pour les aborder le plus sérieusement et sereinement du monde afin d’aller, toujours, de l’avant.

Mardi 9 février
La balade de Jean. Quand la tramontane tombe ou que la marinade n’est pas trop frisquette, il n’est pas rare de voir apparaître Jean du côté du Roc ou de la Tourredeille pour sa petite promenade sur les Pla. Au hasard d’une rencontre avec des vignerons, ils se mettent à discuter, parfois auprès d’un feu de sarments, de météo, minous, mécanique… Et puis, de son pas tranquille, il s’en va finir la boucle pendant que les ciseaux se remettent au travail.

Lundi 8 février
A regarder les gamins avec leur ‘’corde de rappel’’ jouer aux alpinistes dans les ruisseaux ou ‘’roundinéger’’ du côté du Château d’eau et des vieilles ‘’cabanottes’’, cela fait vraiment plaisir à voir et du coup, ça leur donne un air d’enfants ‘’d’avant’’ en train de jouer, au lieu de s’abîmer régulièrement les yeux sur l’écran de l’ordi où ils sont souvent scotchés comme un timbre sur une enveloppe affranchie. On aimerait bien avoir quatre décennies et demi de moins et retrouver, dans ces mêmes ruisseaux, les Youness, Taïeb, Pierre, Manuel, Vincent et compagnie mais, on ne peut que les envier de vivre leurs jeunes belles années.

Samedi 6 février
La taille des sarments est bien avancée sur le terme. Georges et Yannick ont rangé leur Pellenc jusqu’en novembre, d’autres s’apprêtent à le faire et, dans l’ensemble, la taille tire plutôt vers la fin que vers le début. D’ici peu même, les tracteurs seront de sortie pour la période de désherbage. Pierre, lui, s’est pris une journée ‘’labourage-plantation’’ et s’occupe de ses jeunes vignes. On le retrouve à ‘’llaque perdue’’ en montant, labourant pour la première fois sur les Fontasses, sa jeune vigne de carignan, en espérant qu’ainsi, une pluie puisse s’y infiltrer plus facilement.

Jeudi 4 février
Les samedis après-midi sont, en général, synonymes de relâche pour nos hommes de la vigne, relâche signifiant bien souvent se régaler de ramasser les sarments ou les émietter comme fait Georges, au tracteur. Eric, I-pod dans les oreilles, va et vient, ‘’roundinège’’ du Roc aux Fontasses, allumant des feux et brûlant tout ce qu’il ramasse. Une fois le tracteur remisé au garage, tout en appréciant la fin  de semaine, il ne lui reste plus qu’à s’inquiéter pour le 15 Usapiste.

Mardi 2 février
Fin 1954, trois futures mamans, Andrée, Henriette et Marie-Thérèse, promenaient leur ventre rebondi comme un tambour, dans les ruelles du village. Les premiers mois de 1955 verront 4 enfants venir au monde, 2 garçons et 2 filles (ce n’est pas une erreur de calcul mais Henriette aura des jumeaux).
Les garçons, depuis, n’ont pas fait beaucoup de chemin, l’un étant encore au village, l’autre ayant juste ‘’glissé’’ sur Rasiguères. Les filles se sont ‘’ ascampées’’ un peu plus loin, l’une à Espira de l’Agly, en avall dans la plaine, la deuxième à Pélissane (13), pas trop loin du Vélodrome de Marseille. Alors, en ce 2 février, on envoie plein de bisous du côté de Pélissane à Cathy, en lui souhaitant un bon anniversaire et en regrettant ne pas l’avoir aperçue au village dimanche, tout en ayant eu le plaisir d’admirer  son mari Alain passer dans le terme tel une Ferrari en compagnie de sa fidèle Elfy. En souhaitant que, la retraite venue pour tous les deux, ils rappliquent dans le coin, car avec la belle mentalité qu’ils cultivent, ils n’auraient aucune difficulté à se fondre dans le paysage.

Lundi 1er février
Par froide tramontane et forte comme pas deux, on peut chercher les abris, elle est là, bien présente et, macarelle, elle décoiffe. L’équipe à Sid, taillant sur les Fontasses, est tellement emmitouflée, que l’on ne reconnaît personne et, c’est tout juste si les yeux dépassent. Le côté positif de l’histoire, voyant le bruit du pneumatique mis en sourdine, tandis que Fifty veille au grain, prête à avertir ses patrons, au cas où…