Mai

 

Lundi 31 mai
Comme le monde est petit. On se souvient de Yoann qui, à la Maison de Paul, s’est régalé de jointer des mètres carrés de placo par centaines et pendant des jours entiers. Eh bien ! On le retrouve, l’inauguration tout juste vieille de un an, Place de l’Eglise, en compagnie de son patron, occupé à la finition des pièces de la future maison de Tonia et Jean-Louis. Et, en quinze mois, on peut dire qu’il n’a pas pris une ride, qu’il est toujours aussi consciencieux et qu’il fume toujours autant.

Samedi 29 mai
Qui ne se souvient de notre Ô précieux caviste Jeannot qui, de 64 à 96, arpenta notre Cave Coopérative en long, en large et en travers au point d’y faire plus de pas à lui tout seul que tous les coopérateurs réunis ? Désormais Estagellois à quatre pas de Shoppy, il vient régulièrement ‘’roundinéger’’ dans le secteur en quête de souvenirs, manière aussi de revoir ses amis viticulteurs et à l’occasion déguster quelques bigarreaux. C’est toujours un grand plaisir de le revoir et les nostalgiques qui faisaient partie de l’équipe de nettoyage de la cave à chaque fin de vendanges, aiment bien ‘’faire marche arrière’’ l’espace de quelques minutes, afin de parler du grand Jojo Aguilar qui était un personnage hors norme. 

Jeudi 27 mai
Rue de l’Eglise, notre belle centenaire qui n’est pas née de la dernière pluie, ne manque jamais l’occasion de prendre le soleil sur son devant de porte, d’autant plus que ce bon mois de mai, en cette année 2010, est plutôt voué à la fraiche tramontane et aux ‘’ramades’’. Alors, toute souriante, elle prend un plaisir évident à discuter avec Maggy, Marie, Mimi… et toutes celles et ceux qui prennent le temps de s’arrêter pour la saluer.

Mardi 25 mai
En ce week-end de Pentecôte, sur les coins des Fontasses, légèrement en contrebas de Roque-Courbe, le vrombissement d’une débroussailleuse passerait presque inaperçu tellement tracteurs et atomiseurs s’en donnent à cœur joie pour traquer l’oïdium à coups de bonnes doses de soufre, liquide ou poudre. En s’approchant d’un peu plus près, on découvre Alain ‘’escausseillant’’ le tour de ses oliviers afin de les aérer tout en les arrosant, par la même occasion, de toute sa sueur. A le regarder se décarcasser au milieu de poussière et pierrailles, on se dit qu’il vaut mieux soufrer l’oïdium que souffrir tout court.
PS : Un bisou à Jean-Louis qui se fait opérer aujourd’hui du genou.

Dimanche 23 mai
La vieille maison de Monsieur Charles Faigt entamera bientôt une seconde jeunesse. En effet, Jean-Louis revient au pays (après en être parti voilà des lustres) pour s’installer avec femme et filles, place de l’Eglise, juste en face de sa maison d’enfance, toutes deux remplies à ras bord de souvenirs comme on n’en fait plus. Les travaux de rénovation ont commencé voilà bien longtemps sous les mains expertes de son papa Antoine, s’arrêtant tout net lors de sa disparition. Ces derniers temps, les entreprises se relaient à bonne cadence (maçon, électricien, plombier, plaquiste…) et gageons que la crémaillère se pendra bien avant les vendanges. Toujours, ça fait bien plaisir de revoir au village un de ses ‘’enfants’’ qui, en y réfléchissant bien, semble ne jamais en être parti.

Vendredi 21 mai
Après une première quinzaine passée à écouter sagement la tramontane souffler, les pompes à dos sont à nouveau de sortie, manière de finir le 1er tour avant de commencer incessamment sous peu le second à coups de voutes, canons, tracteurs et atomiseurs. Et, ce 1er tour, on l’aime bien parce que c’est le plus ‘’tranquilet’’, le moins stressant pour les oreilles, tout en ayant l’impression d’avoir tout le temps devant nous.

Jeudi 20 mai
A quelques jours de défendre son Brennus, l’USAP peut compter sur la confiance inébranlable de ses milliers d’irréductibles supporters éparpillés aux quatre coins de notre département. Chez nous, à la moindre occasion, la finale contre Clermont revient sur le tapis. Sans être le moins du monde chauvin, Jean-Pierre nous annonce que, si l’an passé l’issue de la finale contre cette même équipe n’était pas si évidente que cela à deviner, cette année, ce n’est même pas la peine que l’USAP se déplace à Paris pour la jouer. Tant vaut il qu’on lui laisse le bouclier un an de plus, ce sera du temps de gagné pour tout le monde. Pourvu qu’il ait raison !!

Mardi 18 mai
Place de l’Eglise, il n’est pas rare de voir TZ ‘’aspoulser’’ les chats des hauts quartiers venus faire pipi sur son territoire sans demander la permission. A chaque fois, c’est la même rengaine : ‘’Macarelle, avant de passer aux choses sérieuses, ils se disent des choses vraiment pas tendres pendant des lustres en y mettant bien l’intonation qu’à côté nos enfants sont de véritables enfants de chœur. Pour la petite histoire, TZ reste à chaque fois maître des lieux et les minous s’en retournent plus vite qu’ils ne sont venus, la tramontane se chargeant de balayer derrière eux les ‘’touffarasses’’ de poils perdus dans la bataille.

Dimanche 16 mai
Ce vendredi 21 mai, à la Maison de Paul :
Ciné-concert rock avec LE SILENCE DU GECKO, musique instrumentale résolument rock aux accents country et bossa, interprétée sur des images aux teintes de cinéma vintage.
A partir de 21h
Entrée : 5euros
‘’Le soir, à l'heure où les ombres s'étendent, où lentement la nuit gagne... A l'heure où les derniers insectes s'agitent autours des lampes qui s'allument, furtif et silencieux, le gecko sort alors de sa torpeur.
A qui veut l'entendre, Le silence du Gecko distille une musique instrumentale aux accents country, bossa, mais résolument rock ciselée de riffs et soli vinyliques. La toile de fond, des images aux teintes d'un cinéma vintage défilent et vous plongent dans un univers à la fois brut et raffiné au parfum de mélodies entêtantes.
A diffuser sans modération’’

Ne soyez pas timides ! Venez nombreux !

Jeudi 14 mai
En ce mois de mai, tramontane et ‘’frescure’’ ne font rien pour aider griottes et bigarreaux à arriver dans les meilleures conditions possibles. On trouve des arbres ‘’pelés comme la queue d’un rat’’ où quatre rescapées tiennent le coup tant bien que mal avec, pas loin, 2 à 3 semaines de retard sur une maturité normale. Malgré cela, les étourneaux sédentaires enfoncent le clou en les avalant au fur et à mesure qu’elles rosissent. Dans ces moments là, notre chère vieille Alexandrine remonte à la surface de notre mémoire nous rappelant que ‘’fa temps’’, les étourneaux, c’était nous et du coup, on comprend mieux ce qu’elle pouvait ressentir après chacune de nos ‘’visites’’.

Mardi 11 mai
Les vignerons de Trémoine ont fêté récemment avec femmes, enfants, Anciens, personnels de cave et de VICA, leur petite moisson de médailles obtenues au dernier concours général agricole de Paris. Le Président Louis prenait la parole le premier, tout heureux de voir sa grande famille Trémoine réunie et après un discours de bienvenue, laissait la parole à Jean-Michel (œnologue) qui, devant un public aussi nombreux, se contentait de retracer les grandes lignes de nos médailles sans trop mettre à nu toutes leurs petites subtilités qui font qu’on se régale de l’écouter à chaque dégustation. Les Anciens, Ernest, Georges, Joseph, Lucien, étaient là, bien sûr, de même le grand Pasquette qui se remet tout doucement de son opération. Apéro et lunch s’ensuivaient, véritable instant de bonheur pour les enfants ; les adultes, eux, appréciant à sa juste valeur, le moment présent, symbole d’une belle unité.

Lundi 10 mai
La banderole des Musicales de l’Agly flottera bientôt sur la façade de Sandrine et Patrice et le jardin de Monsieur Loubet ressemblera pendant quatre jours à une fourmilière (10 au 13 juillet). Les ateliers créatifs et le pré-programme des concerts, après de multiples réunions de l’Association Triangle, viennent de voir le jour. N’hésitez pas à vous inscrire à l’un des stages et, le moment venu, de venir découvrir ou redécouvrir, l’ambiance du jardin de Monsieur Loubet sous les pins et à la fraîche.
PS : Bon anniversaire à la frangine !

Samedi 8 mai
La mi mai, bien souvent, inaugure les traitements estivaux et la saison 2010 n’échappe pas à la règle. Une fois pluie et neige tombées, tramontane passée et beau temps un tant soit peu installé, l’heure est désormais venue de décourager l’oïdium et les petites chenilles eudémis de s’installer durablement sur le secteur. L’occasion est belle de se retrouver ‘’à la pompe’’ pour le remplissage des cuves et, si ma foi, on se passerait bien de traiter, la neige en fond d’écran, juste au-dessus de notre vieille chapelle Saint Pierre, est là pour nous rappeler qu’il fait bon vivre ‘’al paίs’’.

Vendredi 7 mai 
Après la pluie, normalement, c’est le beau temps. Mais la tramontane qui nous rend service plus d’une fois de janvier à décembre, a, par endroits, passé à l’émietteuse nos bourgeons qui ne demandaient rien d’autre que de profiter du beau temps en attendant les traitements. Des pointes à 100 km/h et sûrement plus sur les endroits exposés comme Roque Courbe et Laurent faisait déjà le tour du terme pour évaluer les dégâts en s’inquiétant des volumes nécessaires aux futures millésimes. A peine les bourgeons sortis que les tracasseries commencent. Té ! Vivement la taille !

Mercredi 5 mai
Le ciel nous est tombé sur la tête en début de semaine sous forme de ramades incessantes. Les pluviomètres de Georges et Robert s’accordant pour annoncer 85 mm en ajoutant le 1er mai. Cette eau si précieuse, notre terre en a tellement besoin qu’une petite couche supplémentaire d’ici quelques jours ne serait pas de trop. Toujours, revoir les ruisseaux couler, les vignes les pieds dans l’eau, des flaques sur la route, ça donne du baume au cœur même si les températures ‘’roundinégeant’’ légèrement au dessus de zéro ne donnent que l’envie de rallumer les cheminées.

Lundi 3 mai 
Par les temps qui courent, un peu de pluie un 1er mai arrosant la grillade annuelle organisée par Sid et Gigi sur leur Margoll, n’a pas gâché l’histoire, bien au contraire.
Sans exception aucune, tout le monde avait pris un petit coup de vieux depuis l’an passé (même les enfants) mais quel plaisir de se retrouver au milieu des chênes et oliviers, à boire un petit coup de rosé Trémoine accompagné de ‘’cousteilles’’ ou boudin, bien à l’abri sous l’énorme tente pendant que le terme s’arrosait. Bien sûr, il n’a pas fait que pleuvoir, loin de là (à peine une heure ou deux) et les invités ont eu tout loisir d’apprécier les lieux. Les enfants se sont régalés, les discussions tournaient, motos, chants, vignes, voyages, foot, sécheresse, rugby, retraite même et puis, homéopathiquement, la Margoll s’est vidée de ses occupants et une fois le calme revenu sur la forêt, les quatre grenouilles du ruisseau se sont remises à chanter jusqu’à l’an prochain. Un grand merci aux patrons des lieux pour cette grillade devenue désormais traditionnelle. Un seul petit bémol au milieu de cette belle journée : le triste débit du petit ruisseau Cassagnol qui faisait vraiment peine à voir en passant à trois pas de la tente.

Samedi 1er mai
Pépinières Bastouill (suite)
L’opération de greffage a eu lieu courant avril. Si Denis, semi retraité, s’est contenté cette année de produire 60.000 greffés-soudés (250.000 habituellement), il faut avoir une sacrée expérience pour tenir la cadence de 800 à 900 greffés-soudés/heure (GS), sans se retrouver le soir venu, du grenache ou du muscat greffé à la place des ongles. Après avoir passé une petite quinzaine en chambre chaude, les GS sont placés à température ambiante quelques jours supplémentaires avant d’être légèrement épluchés de leurs feuilles vertes, retrempés ensuite dans de la cire à 60° l’espace d’une seconde ou deux afin de finir la cicatrisation, et repasser dans la foulée à l’eau froide. Remisés ensuite par paquets de 5.000 dans les palox, ils attendront là ‘’les pieds’’ dans 5 cm d’eau, l’heure de la mise en terre qui arrivera incessamment sous peu.
PS : Il faut savoir qu’un GS est manipulé une bonne trentaine de fois avant d’arriver chez le client.