Mars

 

Samedi 30 mars
Le désherbage au placard jusqu’au printemps prochain, les épandeurs d’engrais prennent la relève et ‘’ascampillent’’ à tout va ces millions de granules composés d’azote, phosphore et potasse. Et, à voir les tracteurs ‘’roundinéger’’ les doigts dans le nez à coups de 400 kg, les bras nous en tombent en souvenir de la belle époque où tout s’éparpillait au seau.

Jeudi 28 mars
La Commission Technique s’est réunie en cette fin mars autour de son chef Laurent dans le but, d’ici peu, de sillonner le terme en tout sens et passer en revue les tailles gobelets, baguettes et cordons de Royat de nos précieuses ‘’Dédiées’’. Et rien que d’y penser, Laurent se régale d’avance.

Mardi 26 mars
Voter le budget à la  Mairie, c’est un peu comme ‘’s’espatarrer’’ les orteils en éventails au Relais Loubet de Sceaury (restaurant Rasiguérois bien connu). D’avance, on sait qu’on va se régaler, que l’ambiance sera bonne ; il faut juste être vigilant à ne pas trop ‘’s’affarter’’ de chiffres sous peine d’avoir du mal à les digérer. Mais une fois que la balance a annoncé que le côté gauche égale le côté droit du budget, comme au restau, le VDN clôture la soirée.

Dimanche 24 mars
Le mois de mars qui bien souvent annonce le printemps, trouve à tout coup, nos sympathiques vignerons affairés à désherber par monts et par vaux avec, bien souvent derrière, la taille de l’année pliée et bien souvent devant, à portée de flèche et s’aiguisant les dents, l’oïdium, l’eudémis et le mildiou. Mais, macarelle, qu’elle est belle la vie Planézole.

Vendredi 22 mars
Que ce soit à la débroussailleuse ou à la tronçonneuse, nos employés communaux préparent déjà le terrain dans le jardin de Monsieur Loubet en prévision des Musicales. L’herbe est ratiboisée, les oliviers taillés au millimètre, les mimosas ‘’asboudragués’’ par la tramontane débités en bûches de 50 et Margarete, tout sourire, profitant d’une accalmie, passe au ‘’bûcher’’ branchettes et compagnie.

Mercredi 20 mars
En cette période de pluie et de froid, semer des pommes de terre dont les ‘’grills’’ d’un km de long les font ressembler à des scarabées géants à la queue leu-leu dans un sillon, qui plus est, à la mauvaise lune, n’est pas synonyme de garantie absolue de bon résultat. Et même si avant de reboucher, les ‘’grills’’ seront ratiboisés, la prudence dicte de semer une seconde fois dans de meilleures conditions.

Lundi 18 mars
La tramontane qui, dernièrement, a soufflé telle une folle toute la nuit, a fini de compléter le triste tableau laissé par les intempéries. Le rideau des quais de la Coopérative, une fois de plus, a volé en éclats ; les mimosas de monsieur Loubet ont plié l’échine et même le sureau centenaire du jardin de Mariano s’est ‘’asboudragué’’ dans le ‘’rec’’ comme un fétu de paille.

Samedi 16 mars
En ce 16 mars 1913, le printemps pointe son nez et, Chemin de la Rivière, arrive au foyer de Maria et Sébastien une ‘’pitchounette’’ dite Marie-Thérèse.
Juliette en 1915 et Léon en 1916 viennent compléter le tableau familial.
En 1918, avec ses grands yeux d’enfant et du haut de ses cinq ans, elle perd, sans comprendre, son papa le jour de la Noël.
Ses jeunes années seront surtout synonyme d’école communale, de travaux ménagers et saisonniers et de responsabilités avant l’heure.
A 18 ans, jeune fille devenue, partie à priori pour six mois comme bonne à St Laurent de la Salanque, chez les Balalud de St Jean, elle y restera finalement et fidèlement pendant 20 ans.
De retour au village, elle retrouve le François de sa petite enfance avec lequel elle ramassait les sarments pour l’oncle Guisset et, l’un comme l’autre, sans s’en douter et sans rien se dire, auront patienté tout ce temps pour se marier.
Malgré la rude existence des femmes à cette époque, elle fera de sa maison une maison accueillante, sentant bon le feu de cheminée, le savon de Marseille et les bons plats cuisinés, une maison dans laquelle en toute quiétude, ses ‘’garñapous’’ se sont ‘’acampés’’.
Elle perd son cher François début 86 et avant de le rejoindre fin 2003, elle consacre ses vieilles années à tous ses petits.
La ‘’gaminotte’’ du Chemin de la Rivière aurait 100 ans aujourd’hui et, au beau milieu d’un demi-siècle de souvenirs précieux légués en héritage à ses trois enfants, remonte sans cesse à la surface combien mère merveilleuse elle était.
PS : Son petit-fils Cyril l’aimait tellement qu’il s’est débrouillé pour naître un 16 mars.


Vendredi 15 mars
Par les temps qui courent où l’hiver n’en finit pas de nous ‘’acater’’ les oreilles, bois, gaz et fuel sont souvent au menu Planézol. Rue de l’Aire, le sympathique Christian (Transports Camidi de Port-la-Nouvelle) refait le plein de gaz chez Francis, manière de permettre à ce dernier d’attendre le printemps en toute sérénité.

Mercredi 13 mars
Il est arrivé le petitou tant attendu au foyer de Charlène et Jo. Par un dimanche 17 février, à l’heure de l’apéro (18h18) à Notre-Dame-de l’Espérance (Perpignan) où son papa a vu le jour voilà déjà 30 ans, le petit Liam, 49 cm et 3,300 kg est venu au monde pour la plus grande joie de ses parents et grands-parents. La petite famille se porte à merveille et a installé son nid douillet sur Espira de l’Agly. Longue vie au petit oisillon qui ne sait pas encore la chance qu’il a d’être à moitié Planézol, un bisou à la maman, une tendre pensée à Brigitte et Sidney et que Jo pardonne le retard de l’annonce de la naissance de son petitou sur le site, comme il a pardonné d’ailleurs, le fait que le jour de sa naissance (10/11/82), la première et Ô combien primordiale question posée à son papa n’était pas de savoir si c’était une fille ou un garçon mais si, bien sûr, la France de Michel Platini avait battu la Hollande ce jour-là.

Lundi 11 mars
Les dégâts causés par la crue sur les vignes limitrophes de l’Agly et chemins menant au Tamarin, Pachère et Goud’En Coq, ont un air de déjà vu. Malgré le barrage de Cassagnes-Caramany, en 30 mois, trois fois notre rivière a laissé ses bordures sens dessus-dessous. Une fois de plus, les dossiers ‘’calamités agricoles’’ seront à l’ordre du jour et comment, dans ces cas-là, ne pas avoir une pensée pour la Salanque où certains de ses agriculteurs ont tout perdu.

Samedi 9 mars
En ce jour pluvieux, un avant-goût d'été à Planèzes...
A 21h15, à la maison de Paul, Soul Jamaica en concert exceptionnel !

Vendredi 8 mars
Malgré les vents, le froid et la pluie qui vient de nous tomber sur les oreilles, les fruitiers, eux, sont là, pétant de santé. Les fleurs d’abricotiers, amandiers, pêchers, pruniers, cerisiers, indiquent un printemps à proche horizon et, macarelle, personne ne s’en plaindra.

Jeudi 7 mars
En ces mardi-mercredi, le ciel s’est ‘’asboudragué’’ sur le Fenouillèdes, ses vannes ouvertes aux quatre vents et notre belle rivière, une fois de plus, sortie de son lit et ‘’s’enrousséguant’’ tout sur son passage, ne laissera, au bout du compte, une fois la décrue venue, qu’un chapelet de plaies et bosses bien connues.

Lundi 4 mars
Qu’elles soient Basses, Hautes ou Orientales, nos Pyrénées n’ont rien à envier à l’Everest, l’Himalaya ou Kilimandjaro et, plantées bien droites et fières dans le décor, elles nous rappellent combien il est bon de vivre dans notre pays.

Samedi 2 mars
Il fait de la place, Jean-Louis, dans l’ancienne écurie de notre ami et regretté Sylvio et, difficile d’imaginer que ce vieux tracteur, sorti tout droit de derrière les fagots et à qui il ne reste plus que les roues pour pleurer, s’est payé le luxe ‘’fa temps’’ de tracter une remorque jusqu’à Lodève et retour à l’occasion d’un déménagement.