Octobre

 

Mercredi 30 octobre
Pour nos vignerons, le millésime 2013 est une affaire entendue, leurs pensées se tournant déjà vers une taille plus qu’imminente qui les amènera aux portes du printemps mais le personnel de la Cave, lui, s’en donne à cœur joie en soutirant, décuvant et nettoyant à tire-larigot, cuves Conquet et compagnie. Alors, un grand merci à eux pour leur fidélité et pour mener au bout le travail de toute une année.

Lundi 28 octobre
La 4ème édition du salon de l’artisanat Tautavellois est partie sur des chapeaux de roue et le moins que l’on puisse dire c’est que le nombreux public, découvrant à travers maintes œuvres nos artisans –artistes cantonaux – (céramique, poterie, ferronnerie, meubles carton, travail sur blé…), a apprécié le ‘’spectacle’’ à sa juste valeur et nos Planézols Margarete et Alex, se retrouvant en ce lieu, aussi à l’aise que des poissons dans l’eau, ne sont pas étrangers à la reconnaissance naissante de ce salon. 

Samedi 26 octobre
En ce dernier samedi d’octobre, tout ce qui est muni de petites et grandes aiguilles recule d’un cran et notre clocher, bien que centenaire, n’échappe pas à la règle.

Jeudi 24 octobre
Quand, planqué sur une tige de poireau, attendant que vous ayez le dos tourné, le papillon (piéride du chou), tel un ‘’lascarot’’ voulant piquer des fraises ou des cerises, se décide et se régale, le moment venu, d’aller larguer toute sa cargaison d’œufs jaunes, bien à l’abri sous les feuilles de chou, vous pouvez commencer à vous inquiéter pour l’avenir de ces derniers.

Mardi 22 octobre
Du 26 octobre au 3 novembre, de 11h à 12h30 et de 14h30 à 18h, Margarete et Alex, comme depuis déjà quelques années, exposent au Palais des Congrès de Tautavel, dans le cadre du 4ème salon de l’artisanat d’art et leur présence, à elle seule, qu’on se le dise et sans chauvinisme aucun, vaut le détour.
Entrée gratuite.

 

Dimanche 20 octobre
La cueillette Barral, en fin de vendanges, entre vignerons, sonne un peu comme les cloches de Pâques annonçant à toute volée aux tout nouveaux communiants, que la messe est finie et qu’arrivent, au grand galop, mille-feuilles, babas au rhum et compagnie. Avec près de six semaines de vendanges dans le rétroviseur, les comptes à jour et le matos nettoyé, c’est d’un cœur léger et grand sourire aux lèvres que les bénévoles ‘’roundinègent’’ cagette en mains, dans les ultimes parcelles à destination Barral. Des moments privilégiés haut de gamme, comme il en existe tant dans la vie du vigneron et qui, en fin de compte, fait toujours pencher la balance du bon côté.


Jeudi 17 octobre
En cette mi-octobre où les hauts de gamme sont quotidiennement à l’ordre du jour, les ‘’colles’’ à Ghislaine et Robert, sur les pentes schisteuses du Moudéga, s’en donnent à cœur joie en cueillant des grenaches noirs à destination Lympany, des grenaches noirs flirtant allègrement  avec les 17°.

Mardi 15 octobre
En période de vendanges, lorsque les vignerons de Trémoine, un samedi de fin d’après-midi de fin de semaine, se retrouvent à la pompe sur les bords de l’Agly, occupés à nettoyer seaux, hottes, bennes, comportes et sécateurs, il va sans dire qu’ils savourent pleinement ce moment privilégié où la satisfaction du travail accompli vaut tout l’or du monde et même plus.

Dimanche 13 octobre
Fidèle au poste dans notre ancien Cellier la Chapelle, notre boulangère Sandrine distribue, chaque jour, sur le coup de 10h, le pain livré au passage de sa tournée par le Tourill Monsieur Cladellas et vraiment personne de nos chers retraités aux saisonniers venus prendre le soleil dans nos vignes, ne s’en plaindra.

Vendredi 11 octobre
Pour les jeunes pêcheurs Planézols et Vingraunais, un mini zodiac de 4 m² qui vous tombe du ciel est un cadeau plus que béni. Et, la doublette bien connue se voit déjà sur les eaux du barrage de l’Agly en train d’attraper des silures d’un mètre de long, à 5 heures du matin, à la lampe frontale, sans s’inquiéter le moins du monde d’une possible tramontane XXL. Et à les voir s’appliquer à réparer un petit trou sur la ‘’coque’’ avec de la super glu et un ‘’boussinot’’ de carton en guise de rustine, grand merci à Jean-Mi et à son matos dernier cri pour leur éviter de voir les silures de plus près et plus profond.

Mercredi 9 octobre
La vieille épicerie du temps jadis qui était tenue par Joséphine, affectueusement surnommée ‘’le catcheur’’ par tous les gamins des années 50-60 est en train de faire peau neuve. Fenêtres double vitrage et stores encastrés, cloisons supprimées, électricité aux normes, peintures… tout est pensé, passé et repassé au peigne fin par Louis Trilla, époux de Josette, petite-fille de Joséphine. Il s’en donne à cœur joie, Louis, allant de gauche à droite et de bas en haut et vice-versa et pour un peu, il ferait remonter à la surface le parfum des malabars, des petites fraises rouges et du lait frais, sans oublier l’odeur de poudre des pétards achetés le jour et allumés la nuit, subrepticement, dans la serrure de cette même épicerie.
PS1 : Affectueusement surnommée ‘’le catcheur’’, car notre inoubliable épicière réussissait, ‘’fa temps’’, l’exploit de livrer deux bouteilles de gaz, d’un seul coup d’un seul, dans le village en les tenant à bout de bras, chaque fois qu’elle trouvait les roues de sa carriole dégonflées.
PS2 : Joyeux anniversaire, le John !!!

Lundi 7 octobre
Pareille aux articulations de l’agriculteur à la retraite, une chaîne de vélo qui ‘’craquège’’ à tout va pour cause de sel et sable méditerranéens mal placés, a bien besoin d’une pulvérisation d’huile 3 en 1 pour retrouver toute la souplesse de ses maillons. S’il ne fait pas l’ombre d’un doute que le grand Enzo va retrouver un vélo en parfait état de marche, il est dommage que ce simple traitement ne puisse s’appliquer à toutes celles et ceux qui ont 166 trimestres de cotisation au compteur.

Dimanche 6 octobre
Quand la tronçonneuse de Jérôme pétarade aux quatre coins du village et de ses alentours, il faut se rendre à l’évidence que les bords de rivière et l’été sont derrière nous et que devant, nous guettent les coins de poêle et cheminées avec, espérons-le, de la neige à souhait.

Vendredi 4 octobre
Un crapaud qui ‘’roundinège’’ à la nuit tombée, en quête d’un petit  ‘’raparou’’, est un signe avant-coureur de pluie à l’horizon et nos bons vignerons, en cette période délicate des vendanges, devront sans doute se faire à l’idée de laisser le matos au repos, l’espace au moins d’une journée.

Mercredi 2 octobre
Sous le soleil de la Peyrière, la Pellenc à Pascual rentre à tire-larigot et sans une once de transpiration, la syrah de Sid classée Château Planèzes (enlevant à ce dernier, au passage, une épine du pied) pendant que la ‘’colle’’ numéro 2 finit le travail en s’occupant des ‘’llaques’’ courtes et des grappes situées sous la ligne de flottaison de la Pellenc.