Samedi 30 avril
Place de l’église, notre mécano Jean-Mi se régale de bichonner ses motos comme d’autres bichonnent leurs vignes ou jardins…et sans jamais se départir de sa bonne humeur, il soigne à tire-larigot petites et grosses cylindrées qui, bien souvent arrivées ‘’tourtégeant’’ sur une patte repartent à chaque fois tranquillement sur les deux.
Bisous à Simone pour ses ‘’20’’ ans.

Jeudi 28 Avril
Le Renault SG2 de Robert qui se la coulait douce sous Lou Sarrat après l’apparition de la nouvelle génération de bennes et tracteurs, va sûrement reprendre du service aux vendanges prochaines. Et Vivien, tranquillement, peut se fier au savoir-faire de sa maman Simone et de son oncle Claude, tous deux passionnés de vieille mécanique, pour le remettre à neuf.

Mardi 26 Avril
Consciencieux jusqu’au bout des ongles, Jo n’oublie jamais, après une longue utilisation, de mettre en pièces détachées sa tronçonneuse, la nettoyant sous toutes ses coutures afin de la tenir prête à ‘’roundinéger’’ à nouveau le jour ‘’J’’.

Dimanche 24 avril
Bon pied et bon œil, Jeannette laisse filer le temps avec philosophie, se promenant aux 4 coins du village et du terme, veillée comme il se doit par toute sa belle progéniture. Joyeux anniversaire Jeannette, et en ce 24, une pensée également pour notre doyen Joseph (91ans) et pour Antoine parti voilà déjà bien longtemps, et qui se désignait lui-même comme le ‘’frère jumeau’’ de Jeannette pour être né le même jour de la même année. Et à y être, un bisou à Jean-Louis, notre ancien électricien-plombier.

Vendredi 22 avril
Même si bien souvent, la tramontane qui ‘’s’enroussègue’’ derrière, a tôt fait de tout emporter, la moindre ramade est bonne à prendre pour nos bourgeons en ces temps de ‘’sécade’’.

Mercredi 20 avril
Quand, par une nuit sombre, pareilles à une boite de nuit, les fenêtres du château d’eau laissent filtrer des lumières clignotantes bleu tamisé, et que, de sa porte d’entrée 100% ferraille, dégouline de l’eau à gogo, une sage réflexion (merci Nancy) vous amène sans plus tarder et quelle que soit l’heure, à faire appel à l’homme providentiel du village : Fabien. Celui-ci, tel notre cher Dr Monsieur Puly, sacoche en main, se retrouvait, pas plus de 5 mn plus tard sur les lieux et, après un bref coup d’œil lançait par une des fenêtres à la lampe frontale, manière de se faire une petite idée de la situation, ouvrait sans plus tarder la porte en grand et, pataugeant dans la flotte, fermait les vannes des pompes, supprimait le tuyau percé et, en un tour de main, remettait tout en ordre de marche. Et puis, les pieds mouillés, heureux de rendre service, il disparaissait avec sa sacoche au bas de la rue, refusant, toujours à l’image de Monsieur Puly, d’entendre parler de facture.

Lundi 18 avril
La taille remisée à l’automne prochain, tout en attendant la 4ème ou 5ème feuille sur les bourgeons pour amorcer les sulfatages, les vignerons, pour la plupart, s’adonnent au labour, manière de traquer l’herbe printanière et manière aussi de prendre un peu d’avance sur le planning.

Samedi 16 Avril
En ce mois d’Avril rempli de fleurs et de belles promesses, Simon Mounié s’en est allé dans sa 92e année, rejoindre sa fille cadette Chantal partie en 2003.
Dans les années 60, les ‘’pitchounettes’’ Bernadette, Chantal et Sylviane fréquentent l’école communale pendant que Papa Simon arpente les vignes d’Alexandrine et Léon, et que Maman Antoinette veille au grain dans leur petite maison de la rue de l’Aire.
Une belle époque, synonyme de liberté, où la vie des enfants et des adultes est là, bien liée, bien centrée et bien calée essentiellement entre école, jeux, vignes, siestes et jardins, et où le ‘’temps des cerises’’ si cher à Simon semble éternel.
Mais, de même que les familles Lopez, Sounié, Rodriguez et tant d’autres avant et après eux, les Mounié, au gré des changements, déménagent un jour de Planèzes pour s’installer peu de temps après à Rasiguères.
Simon trouve alors de l’embauche au sein de la famille Foussat. S’ouvrent devant lui, 35 longues et belles années, où au gré des saisons et du temps, se tisse au beau milieu des ‘’llaques’’ et des ceps, un lien indéfectible d’Amitié entre Ernest le ‘’patron’’ et lui ‘’l’ouvrier’’.
Simon aimait les choses simples : la pêche, la pétanque, papoter longuement au soleil pour prolonger l’Amitié avec Émile, Ernest, Gabriel, Georges, René ….
Simon aimait chanter et bien souvent, sa voix à la ‘’Luis Mariano’’, animait les repas de pétanque, de fêtes ou de famille.
Il avait un beau sourire Simon, pareil à un lever de soleil, mais un sourire plus tard atténué par la venue de ses ‘’vieilles années’’ et de leur lot d’épreuves à traverser.
Ces derniers temps, les nouvelles le disaient fatigué, usé, découragé ; aussi, après avoir longtemps lutté main dans la main avec sa précieuse Antoinette, il s’en va, laissant les siens dans la peine et la tristesse.
Nos profondes pensées se tournent vers sa chère Antoinette, ses filles Bernadette et Sylviane, vers son frère Robert et vers toutes celles et ceux qui ont eu la chance de côtoyer Simon au quotidien.
 Combien agréables, insouciantes et légères étaient ces belles et jeunes années d’écoliers Planézols, passées sous la bienveillance de Mlle Aladern, Mlle Billes, Mlle Blanc, Mlle Pédussaut, Mr Sarda, Mme Séguela… et combien aujourd’hui, nous, ces mêmes écoliers, serions-nous prêts à donner pour y retourner, afin d’y retrouver une sœur, un frère, une mère, un père… ?


Mercredi 13 Avril
De retour au ‘’Pays’’ pour une petite quinzaine, Joanna et John savourent le beau temps qui se promène sur notre Roussillon, et John, bien installé sur son devant de porte, se régale de lire les nouvelles, à l’heure où le soleil se couche derrière la maison du Boffi.

Lundi 11 Avril
Tout tranquillet et tout sourire, il passe, ‘’le’’ Robert Rabasse, avec charrette et cheval, les sabots de la ‘’bestiole’’ donnant le tempo, le reste de la carriole se chargeant de la mélodie. Et soleil couchant dans le dos, heureux de sa belle journée de labour, il poursuit son chemin, semant inconsciemment à la volée, de pleins paniers d’Authentique à méditer.

Samedi 9 Avril
‘’Pendgé’’ tel un écureuil il y a peu sur les platane et acacia de la Place Rouge, Damien, qui décidément aime bien être haut perché, se ‘’passège’’ sur le toit de l’ancienne maison de notre cher Sylvio, manière de le débarrasser des plantes grasses qui font ‘’boutasse’’ en temps de pluie, et à y être, remplace les tuiles qui ont fait leur temps.

Jeudi 7 Avril
Pas grand-chose à signaler au cours des tournées phyto (où les bourgeons débourrent plein pot, et où les baguettes, gobelets et guyots sont taillés au millimètre près), si ce n’est toutefois, un horizon ‘’vigneronnesque’’ qui, inexorablement se rétrécit comme une âme en peine et qui, petit à petit, balaie du paysage, une partie inestimable de notre Patrimoine et de notre passé.

Mardi 5 avril
Comment ne pas se sentir en paix en regardant ‘’roundinéger’’, virevolter, batifoler ces précieuses et chères abeilles qui, passant d’une fleur de cerisier à celle d’un poirier et compagnie, se régalent de ‘’s’affarter’’ tout en préparant, sans se douter une seconde, les futurs clafoutis de nos enfants.

Dimanche 3 avril
La vie d’un jardinier Planézol est tout sauf un long fleuve tranquille. Il doit faire face aux attaques nocturnes des sangliers, ‘’taïchous’’, belettes, lapins…, aux attaques aériennes des merles, passereaux, étourneaux (95%)…, sans compter les attaques souterraines des taupes. Aussi, quand une de ces petites peluches a la bonne idée de se faire attraper, trois possibilités s’offrent illico presto au jardinier :

  1. ‘’L’asboudraguer’’ tout de suite (mais pas facile à faire tant la pauvre bestiole avec ses petites pattotes, sa truffe et ses ‘’grands yeux’’ suppliants semble vouloir confesser tous ses péchés.
  2. La déposer discrètement dans le jardin du voisin tout en prenant le risque qu’elle ne s’y plaise pas et revienne à son point de départ.
  3. La délocaliser délicatement dans un coin perdu, à 1000 bons mètres du moindre jardin en espérant qu’elle n’ait pas inventé le GPS.

Alors, une fois la pression retombée, pourquoi le jardinier ne choisirait-il pas la 3ème solution ?

Vendredi 1er avril
Revoilà les groupes de la Commission Technique qui pointent leur nez et qui, sous la responsabilité de l’inamovible et inusable Laurent, vont ‘’s’ascampiller’’ prochainement par monts et par vaux et même plus, manière de vérifier que tout baigne dans l’huile question cahier des charges des vignes dédiées.