Mardi 31 juillet
La canicule qui ‘’astouffe’’ le Pays n’est pas tendre non plus pour les fruitiers et potagers planézols. Sur la Tourredeille, les Tamarins, lou Pujol, lou Sarat… ils sont nombreux à veiller au grain et à veiller surtout à ce que leurs légumes ne pâtissent pas la sécade. Et Georges, en 60 ans de jardinage déjà au compteur, n’a jamais manqué un arrosage.


Lundi 30 juillet
Logée entre le Roc, la Chapelle et la Cave Coopérative, une petite syrah, qui voit ses raisins virer au rouge et bleu, ne va pas tarder à recevoir la visite des passereaux, tourterelles et étourneaux.
Aussi, son propriétaire qui ne l’entend pas de cette oreille, espère bien que les bouteilles plastiques, placées ici et là et ballottées par le vent au bout d’une ‘’cagne’’, dissuaderont ces ‘’pillous’’ de venir rôder dans le secteur.


Samedi 28 juillet
La 23ème édition des musicales de l’Agly (12/15 juillet) s’est déroulée on ne peut mieux, en passant plusieurs fois entre les gouttes, au grand soulagement des bénévoles et de David, responsable du matos de mixage.
En ce millésime 2018, les stagiaires avaient le choix entre ‘’improvisation musicale’’ sous la baguette de notre Anne que l’on ne présente plus, ‘’carte d’états majeurs’’, ‘’découverte danse hip-hop’’ et ‘’atelier caravane’’ (création laine et cuir) et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils se sont régalés.
Une fois de plus les concerts-dégustations gratuits de 18h (à base de vins de derrière les fagots, tapas, buvette et petite restauration), ont prouvé combien ils étaient, par leur fraicheur et spontanéité, incontournables de cette belle parenthèse estivale-musicale planézole.
Les groupes, Les Pneumatic Serenaders et Jynx (folk-blues), Massa Dub (Reggae) et Peyadzi (chants Balcanico), sans oublier les ‘’entresorts’’ Violonisations et Crieuse publique ont saupoudré le jardin de Mr Loubet et ses alentours d’un parfum de fête qui ne demande qu’à revenir l’an prochain.
Et puis, comment passer sous silence ce moment privilégié où, plateau en main, vous défilez dans la cour de l’école communale, pour prendre un repas fait maison à savourer en toute quiétude sur la place rouge, à l’ombre d’un sympathique platane de la révolution, 29 ans d’âge déjà.
Les 2 concerts proposés chaque soirée (21h30-02h00), où se mélangent pêle-mêle en fin de compte tous les styles de musique, terminent en beauté et dans une ambiance bon enfant chaque journée commencée.
Et si, pour cause de finale France –Croatie au stade de Loujniki amenant une seconde étoile qui va nous éclairer à vie, la dernière soirée n’a pas pu être honorée (par le site), bravo, mille fois bravo à l’association Triangle qui, se posant bien souvent des questions sur la gestion des Musicales, remet sans cesse l’ouvrage sur le métier pour, une fois l’été revenu, repartir pour un tour.


Jeudi 26 juillet
Elles ‘’roundinègent’’ au crépuscule les hirondelles, se hâtant ‘’d’affarter’’, avant qu’il ne fasse trop nuit, leurs ‘’pitchounets’’ qui réclament sans cesse leur précieuse bouillie de moustiques mâchés.
Et à les regarder virevolter et se croiser ‘’à fond la caisse’’ sur le petit espace de la place de l’église sans jamais s’emplafonner, il semble clair qu’elles ont, bien avant l’homme, inventé le radar.


Mardi 24 juillet
Récupérées ‘’fa temps’’ sous le gros platane du Tamarin et relogées à l’abri dans l’ancienne cour de M. Loubet, les grosses pierres du moulin à huile furent remisées une seconde fois et en ordre dispersé dans son jardin, lors de la transformation de sa vieille cave particulière en salle des fêtes. Et du coup, le Rasiguérois Mathieu passant par là à tout hasard avec sa mini pelle, s’est régalé de tout bien aligner juste pour le plaisir des yeux.


Dimanche 22 juillet
Adiù Lucien
Le village tout entier le savait bien fatigué, mais en ce jeudi 21 juillet après avoir traversé, solide comme un roc, tant de décennies planézoles, Lucien s’en est allé.
Dans les années 50, avec femme (Anne-Marie) et enfants (Daniel et Dominique) il arrive au village pour s’occuper du domaine viticole de la famille Bobo.
Il se fera rapidement une place au soleil en compagnie des Sylvio, Dédé, Jojo, Jeannot, François, Fernand et tant d’autres, pendant que les gamins ‘’s’accampent’’ et découvrent les mille facettes de l’enfance planézole.
Ses années de vigneron défilent au rythme des saisons et il saura, la retraite une fois venue, la savourer à sa juste valeur.
Aujourd’hui, 19 ans après son épouse Anne-Marie, Lucien s’en va laissant un grand vide derrière lui.
En ces jours de profonde tristesse, nos condoléances les plus sincères vont à sa fille Dominique qui l’a choyé jusqu’à son dernier souffle, à son fils Daniel bien souvent présent à ses côtés, sans oublier sa nombreuse et belle progéniture.


Vendredi 20 juillet
Ils sont arrivés, rassurants et colorés à souhait les ‘’barriols’,’ nous disant de bien savourer le nouvel été qui passe à coups de bon Rosé Trémoine frais, avant de se replonger avec délectation d’ici 6 semaines dans ce qui, depuis la nuit des temps, fait office de principale raison de vivre au village. En deux mots : les vendanges.
PS : grosses bises au ‘’Boffi’’.


Mercredi 18 juillet
Devant les quais d’une cave Trémoine qui accueillera bientôt le ban des muscats millésime 2018, les vigneronnes et vignerons s’étaient donné rendez-vous pour le désormais traditionnel banquet de l’été.
Au soleil couchant côté Lansac, ils étaient plus de 100, hommes, femmes et enfants à se régaler d’être ensemble à papoter tranquillement, entre autre de mildiou, jardinage, football et grandes vacances.
Entre pizzas, cacahouètes et olives, enjolivés de jus de fruits et vins de terroirs, l’apéro prenait le temps de passer pour le plus grand bonheur de tout le monde.
Ensuite, la fraicheur d’une cave pratiquement centenaire accueillait ‘’les convives’’ afin de savourer un sanglier également de terroir et préparé de mains de Maître aux petits oignons.
Café, dessert et liqueurs de ‘’montagne’’ clôturaient de belle façon une soirée qui cimente à chaque fois un peu plus les solides fondations de la cave Trémoine.


Lundi 16 juillet
Champions du monde, Macarelllllllllllllllllllllllllll.
Quand vous êtes bien installé dans l’automne de votre vie et qu’une deuxième étoile (après celle merveilleusement belle de 1998) vient se scotcher éternellement sur le maillot bleu frappé du coq, la seule chose à faire en tant que supporter de l’équipe de France de football c’est d’apprécier au plus haut point ce moment rare et furtif qui passe, surtout si la 3ème étoile se fait attendre 20 ans.
Alors, grand Merci à la bande à Didier Deschamps pour cette belle coupe du monde ! Vivement le prochain Championnat d’Europe et Merci à Marie et Robert pour leur grand écran porte-bonheur.


Dimanche 15 juillet
La rando moto 2018 a vu un petit groupe de motards irréductibles (10) s’élancer de notre ancien Cellier la Chapelle en direction de l’Aude et de son beau village de Villesèque des Corbières.
Un trajet qui les amènera par monts (Quéribus) et par vaux (Tuchan) et à travers la garrigue, guidés bien sûr de main de maître par Sid.
Et d’un petit repas par ci à une belle paëlla par-là (paëlla faite maison par notre incontournable ferronnier Alex, arrosée il va s’en dire de vins de terroir) les ‘’randonneurs’’, comme toujours, se sont régalés, se donnant déjà rendez-vous en 2019 pour de nouvelles aventures.
PS : Allez les Bleus, macarel.


Vendredi 13 juillet
En ce 29 juin, jour de la St-Pierre, notre vieille église l’espace d’une journée et ce par la volonté inébranlable de Monique, accueillait ses fidèles venus se recueillir autour du prêtre Patrice pour célébrer la messe du Saint Patron du village.
Cantiques, quête et osties étaient bien sûr à l’ordre du jour, rappelant le bon vieux temps de l’abbé Duval, où les enfants de chœur se comptait par dizaines.
Et puis, la messe se terminait comme de coutume autour du verre de l’Amitié et de la fraternité.


Mercredi 11 juillet
La banderole des musicales de l’Agly flottant sur le flanc du Monument aux Morts et ses affiches bien en vue aux endroits stratégiques, annoncent haut et fort que l’heure des 23èmes musicales est en train de sonner.


Lundi 9 juillet
La tournée phyto ‘’roundinège’’ dans le secteur avec, comme de coutume, Laurent à la baguette.
Vu les conditions difficiles que traversent certains vignobles français bien souvent impactés par des orages de grêle ces derniers temps, il serait indécent de pleurnicher sur un mildiou qui s’incruste lourdement.
Et puis, connaissant le sérieux des ‘’locataires’’ de la Maison Trémoine, le problème sera vite réglé.


Samedi 7 juillet
Si vous trouvez dans votre jardin ou verger une chenille verte, longue comme une baguette de pain, toute couverte de ‘’gyrophares bleus’’ vous pouvez la laisser tranquille.
Après les dégâts des étourneaux, suzukii et sangliers, vous n’êtes pas à quatre feuilles ‘’mastéguées’’ de plus ou de moins.
Et tranquillisez-vous, cette petite bestiole n’est pas une chenille d’eudémis mais tout simplement un futur grand paon de nuit.
PS : Joyeux 21 ans à Simon.


Jeudi 5 juillet
Si le village, bien souvent, reçoit des distinctions au concours ‘’village fleuri’’, il le doit sans aucun doute au savoir-faire et au doigté de Margarete qui n’a de cesse de se creuser la tête pour l’embellir.


Mardi 3 juillet
Quand une débroussailleuse pétarade à trois pas du clocher, il ne fait aucun doute que Damien, une fois de plus, rend service à Mme et M. Arnold en s’occupant de ratiboiser à tire-larigot une herbe qui envahit leur propriété.


Dimanche 1 juillet
A l’heure de l’apéro, en cette traditionnelle St-Jean, les planézols s’étaient donné rendez-vous sur la place de la mairie pour, à l’ombre du platane de la révolution, se régaler de passer un moment ensemble.
Chips, olives, vins de terroir, pâté, salades, jambons à la broche, dessert, rien ne manquait au menu en cette belle soirée.
Les enfants, du coin de l’œil bien sûr, surveillaient le moment stratégique des torches et lampions, et c’est avec beaucoup de ‘’patègue’’ qu’ils ont traversé le village à la nuit tombée pour embraser le ‘’bûcher’’.
Et à les voir ‘’roundinéger’’ autour du brasier avec des étoiles plein les yeux, on ne peut que les envier en se disant que décidément, les années filent vite.