Vendredi 31 août
Les vendanges à l’ordre du jour, il fallait bien songer à débarrasser un jour ou l’autre, les blocs béton entassés près des quais planézols et provenant d’une restructuration approfondie d’anciennes cuves de 600 hectos.
Et dans ces cas-là, qui de mieux ‘’outillé’’ que le sympathique rasiguérois Mathieu pour faire le boulot ?


Jeudi 30 août
Les premières bennes de muscats secs arrivent en cave coopérative, comme prévu en ce début de semaine placé sous le signe de fortes chaleurs.
Les vignerons vendangent plus ou moins en famille, évitant si possible la ‘’calou’’ de l’après-midi et remettant au weekend prochain la venue des colles.
Décontraction et sourires sont de sortie et, en attendant que les choses sérieuses commencent, ce qui est cueilli n’est plus à prendre.


Mardi 28 août
Il voltige à la fraîche et à la nuit tombée, le sphinx des troènes, heureux de survoler les belles de nuit de Dédé et Paquita tout en savourant sans doute une de ses dernières sorties de l’été.


Dimanche 26 août
Dans une ambiance bonne enfant, en réunion de pré-vendanges, la Maison du Temps Libre Rasiguéroise accueillait mercredi des vignerons avides de retrouver les quais de la cave coopérative.
Attentifs aux discours de Jean-Michel, Laurent, Pierre et Thierry, retraçant les grandes lignes des prochaines vendanges, ils recevaient, comme de coutume, leur liste de parcelles affectées aux différentes destinations : rosé, Trémoine, Châteaux….
Un millésime qui, une fois de plus, semble vouloir s’étirer en longueur, demandant de la patience et compliquant drôlement la tâche du vigneron, obligé parfois de poser ses sécateurs une bonne semaine.
Un jour, en octobre, viendra inéluctablement le temps des cueillettes Barral qui sentent bon l’Amitié et ‘’les vacances’’ mais en attendant, les premières bennes arrivent aux quais dès demain.
PS : avec une petite journée de retard, bisous à ‘’Huilleti’’ qui est en vacances longues longues durées.


Samedi 25 août
La commission technique s’est réunie dernièrement, manière de mettre au point l’ultime tournée phyto du millésime 2018.
Et bien sûr, Laurent, une fois de plus, s’est régalé d’arpenter le terme afin de se faire une idée plus précise concernant en premier lieu les problèmes d’eudémis et mildiou.
Si l’eudémis, par la grâce des liens ‘’écolos-phéromonaux’’, semble avoir disparu de la circulation (attention tout de même à une troisième génération longue comme un jour sans pain), le mildiou, lui, pour cause de printemps pluvieux, a ‘’vendangé’’ bien avant l’heure.
Mais l’un dans l’autre, et en pesant le pour et le contre, il ne fait aucun doute que les médailles d’Or 2019 sont déjà ‘’en gare d’attente’’.


Jeudi 23 août
A quatre pas de l’ouverture des quais, les vignerons fignolent leurs parcelles de vignes labourant, par-ci et par-là avec entrain, une herbe jugée incompatible avec la cueillette des raisins.
PS : grosses, grosses bises à Gigi.


Mardi 21 août
Par grosse canicule, la moindre bébête cherche à tout prix de la fraîcheur. Aussi, qu’elle n’a pas été la surprise de Thierry de voir une belle couleuvre d’un mètre de long squatter son garage et ses alentours avec ensuite toutes les peines du monde, balai en mains, pour la faire aller ‘’roundinéger’’ ailleurs.


Lundi 20 août
Thierry, l’Ami Touril, nous a quittés
Par une chaude après-midi d’été, prometteuse d’un bon millésime, Thierry Catala ‘’caviste de naissance’’, s’est éteint en solitaire, dans sa cave coopérative de toujours, sa seconde maison, au sein de laquelle il s’est décarcassé sans compter 36 années durant pour le bien-être de ses Amis vignerons.
En ce mois d’août, aux portes des vendanges, lui, le caviste passionné, méticuleux, intègre et entier quitte donc ses raisons de vivre à l’âge de 55 ans pour, espérons-le, un monde meilleur.
Généreux à l’effort et généreux tout court, il aimait la vie, le sport, la nature et ses Amis, et par-dessus tout sa famille et ses 3 garçons dont il était si fier et à qui il avait su inculquer les vraies valeurs de la vie : l’Amitié, le travail, le don de soi et le respect d’Autrui.
Comme une triste trainée de poudre, sa douloureuse disparition s’est invitée jusque dans les moindres ruelles de son Latour et des villages avoisinants, répandant à la volée, nostalgie, tendresse, amertume et tristesse.
Il s’en va Thierry, trop tôt, tellement trop tôt, laissant derrière lui son village aimé orphelin d’un de ses ‘’gafets’’ les plus attendrissants, avec encore tant de choses à réaliser, à découvrir, et tant d’Amour à distribuer.
Désormais, lui, le footeux, le fougueux avant-centre Touril qui se régalait de jouer aux quatre coins de notre beau Roussillon juste pour le simple plaisir de gagner, prolonge sûrement sa passion dans des prés bien plus hauts que le balcon du Fenouillèdes, où l’herbe est toujours verte, couvé des yeux par le sourire éternel de sa maman Rose-Marie.
Route de Cassagnes, en ce 13 août chargé de souvenirs, une foule immense et recueillie, attentive aux poignants hommages de Didier et Freddo, prenait conscience alors qu’un gars vraiment attachant venait de s’en aller.
Nos condoléances les plus profondes et sincères se tournent vers son père Jean-Pierre, son frère Pierre, ses enfants Lorris, Gautier, Rémi ainsi que toutes les personnes qui sont dans la peine aujourd’hui.
NB : Où que tu sois Thierry, j’espère que tu y es heureux…


Mardi 7 août
Sur des clichés d’une rivière bien connue et de montagnes pyrénéennes, ‘’au jour le jour’’ part en vacances, manière de souffler 5 minutes avant l’ouverture des quais.
Merci de votre compréhension !!!!!!


Dimanche 5 août
A le voir faire le Yves, extraire avec fierté douze kilos de miel de son unique et vaillante ruche rescapée de l’ours brun des Pyrénées, comment ne pas se souvenir avec une languissante nostalgie de Fernand qui, ‘’fa temps’’, nous gavait de ‘’pain au miel’’ chaque fois que l’heure de la récolte avait sonné ?


Vendredi 3 août
Les girolles ou chanterelles poussent à Gouaux (Hautes-Pyrénées 65) avec le même plaisir que nos bolets ou cèpes dans notre beau Fenouillèdes.
Et de la même manière que Marie, sans ciller, vous assurera que ses cèpes viennent de la Tourèze, faut pas compter sur Yves pour vous faire un plan détaillé vous amenant tout droit vers son trésor.


Mercredi 1er août
Au pays des renards, des sangliers, notre groupe a capella Ostinata se produisait pour la première fois sur le perron de la vieille église de Mouthoumet (Aude).
Dans une ambiance bon enfant et aux étoiles naissantes elles se sont régalées, les filles, de chanter en russe, en géorgien, en catalan bien sûr, sans oublier l’Italien, le Macédonien et Cie.
Les ‘’Mouthoumetais’’, tombés sous le charme, ont demandé et obtenu un peu de rabiot, et après des applaudissements nourris il était plus que de temps de repasser le col de Quéribus.