Février

 

Mardi 27 février

L’hiver qui n’a pas encore commencé est déjà bien avancé. En prévision de bien belles grillades à venir, Jeanne et Pierre, comme depuis quelques années déjà, font provision de fagots sur les Counties. Odji surveille la manœuvre de loin et n’hésite pas à aboyer au premier intrus venu. Pendant ce temps, Jeanne ramasse et Pierre lie les fagots, les entrepose le long des oliviers avant de les ramener à la maison. Ça sent déjà la saucisse grillée.

Lundi 26 février
La fin février est toujours synonyme d’époque où de nombreux travaux s’entremêlent. Désherbage, labour, ramassage … Sous le Roc, à la petite plantade de syrah, Jean-Pierre et Eric passent un bon coup de charrue sur une terre qui vient d’absorber récemment 50 mm de pluie. Quand on voit l’outillage attelé au tracteur, outillage classique de nos jours, on comprend que les viticulteurs se régalent de labourer et préfèrent cela (surtout sur les jeunes vignes) au désherbage en plein qui va bientôt pointer son nez.

Samedi 24 février
A la même vigne où il y a peu Maxime faisait bronzette, voilà Louis sur son tracteur en train de ramasser des sarments de grenache noir. Le temps de s’arrêter 5mn, il lance, philosophe : « Au moins, on pourra dire que je travaille un peu et que je ne suis pas tout le temps aux Vignerons Catalans. » Et puis, le voilà reparti en faisant bien attention aux ceps et une fois la vigne ‘’pliée‘’, il s’en ira tranquillement recommencer sur Lou Sarrat.

nouveau : "Rues Fa Temps" dans "d'hier et d'aujourd'hui"

 

Jeudi 22 février

C’est avec grand plaisir et bonne surprise que nous avons croisé sur les Peyrelis les parents d’Arnaud, cousin de Cyril, Renée et Hervé. En balade avec un groupe d’amis, carte en main, ils ont délaissé le traditionnel sentier d’Emilie pour le contourner par les Fontasses, Peyrières et Col de Maury, afin de le corser un petit peu. N’étant pas à leur première visite sur ce coin du terme, c’est d’un pas tranquille et assuré que tous ces anciens membres d’EDF ont continué le circuit.

Mercredi 21 février
Renouvellement du stock de bouteilles de gaz.
Lorsqu’on aperçoit le camion du gaz arrêté devant l’ancien cellier La Chapelle devenu depuis dépôt de pain et de gaz géré par notre Marité, on pense bien sûr, à Joséphine, bien amicalement surnommée « le catcheur » par les enfants que nous étions dans les années 60. Elle s’y entendait comme pas deux pour livrer les bouteilles à domicile ou les stocker sous ses escaliers. Elle avait une poigne de fer et les enlevait  deux par deux du camion pas plus essoufflée que par une séance de tricotage. De nos jours, Marité se complique moins la vie. Quand le stock diminue, elle téléphone directement à la source et, sans avoir besoin d’être présente, le livreur refait, tranquillement et avec le sourire, le plein.

Lundi 19 février
Légèrement en dessous du casot de l’Armangau, un peu à l’abri, se trouve une vigne de grenache noir à Louis, âgée d’un bon quart de siècle. Dernièrement, son équipe de taille y était à pied d’œuvre. Le redoux de retour, Maxime se paie le luxe de tailler torse nu. A la mi-février, il faut se pincer pour le croire. Oliver, plus raisonnable, le laisse faire et se méfie plutôt du vent marin dans ces cas là, qui peut vous passer une petite couche de gastro ou de grippe sur les « cousteilles ».

Dimanche 18 février

Lorsqu’il fait beau, il n’est pas rare de trouver Jenny et Yvon installés tranquillement sur « l’estrade des musiciens », là où dans le temps, le papa d’Alex avait un poulailler. Cette fois-ci, Yvon était tout seul lisant un bon livre avec un petit plateau à côté. A l’heure où beaucoup repartaient à la vigne, il avait l’air d’être le plus heureux des hommes.

Samedi 17 février

Terrain de pétanque, suite et espérons-le, fin.

La tramontane une fois tombée, les branches de cyprès ont été brûlées et le marin s’installant, tout baignait. Il ne restait plus, du résultat de l’opération, que deux jolis tas de braises et cendres que Dame Tramontane, de retour en fin d’après-midi, et moitié folle, a dispersé tout le long du terrain, côté cyprès. Monique, passant par là, a donné l’alerte en voyant le feu prendre sous les cyprès tout en s’attaquant à plusieurs poteaux de bois posés sur le sol et servant dans le temps à arrêter les boules. Avec l’aide d’un pulvérisateur et d’une cuve de 1000 litres, le feu a été maîtrisé autour de 18h. Les pompiers (un camion) arrivés sur place vers 17h30, furent bien soulagés de la tournure de l’histoire et après avoir demandé si tout allait pour le mieux, repartirent combattre un feu Ô combien plus important sur la Tourèze, côté Latour de France, où leur présence était bien plus nécessaire.

Vendredi 16 février

Lorsqu’un tracteur prend la direction de la Pachère mais va tout droit sur le Sarrat au lieu de descendre côté Gourd’en Coq, immanquablement c’est Louis, laissé tranquille cinq minutes par toutes ses responsabilités (Vignerons Catalans, Cave Coopérative, Groupama …) qui va prendre un grand bol d’air frais dans ses vignes qu’il regrette de ne pas pouvoir côtoyer plus souvent. Là, s’appliquant à épandre l’engrais dans les longues rangées de grenache, syrah et muscat, on le devine heureux, tout simplement heureux. Inquiet tout de même pour la récolte à venir au cas où la sécheresse persisterait car la pluie accuse un déficit sur une année normale de 300 mm et souhaitons que d’ici avril, le retard soit rattrapé.

Jeudi 15 février

Chaque fois que le groupe Ostinata se produit quelque part et qu’il en revient avec la cassette du concert, une grosse partie du premier mardi de répétition qui s’ensuit est réservée au visionnage de celle-ci. Les six filles s’espatarent devant la première télé venue et là, macarelle, ça rigole dur ! En plus, elles s’y entendent pour s’auto critiquer ; elles n’ont besoin de personne. A les écouter, on jetterait presque la cassette tout de suite. Heureusement que leurs fans ne s’attardent jamais sur trois notes chantées trop bas ou trop haut. Le prochain concert du samedi 10 mars à Argelès pointe le bout de son nez et le groupe a déjà l’impression d’être en retard. Les répétitions vont s’accélérer, ça promet !

Mercredi 14 février

Quand le bruit pétaradant d’un moteur de tronçonneuse se fait entendre dans le village ou à proximité, Hervé n’est jamais bien loin. Cette fois, était concerné le terrain de pétanque (du haut) inauguré en 1986. Josette, alors, était notre Maire. Ce terrain, où vivait tranquille une vieille vigne de carignan noir, fut rachetée à Monsieur Nègre Albert de Rasiguères. Margarete et Hervé, tronçonneuse, scies, grosses cisailles à l’appui, se sont appliqués à nettoyer la base de la haie de cyprès qui, depuis la date de l’inauguration avait eu le temps de s’épaissir. Un travail vraiment pas évident à accomplir surtout pour éliminer les basses branches à la tronçonneuse en tenant compte du dénivelé. Sans compter qu’il fallait les récupérer deux mètres en contrebas dans la vigne à Gilles Pasquette. Découverte également de petites surprises sous forme de canettes, boites de conserve, plastique… Mais il en fallait plus pour décourager nos deux phénomènes d’employés municipaux qui, sur le coup de midi, pliaient l’affaire avec beaucoup de classe. Restera à brûler sur place les branches une fois la tramontane tombée.

Mardi 13 février
Dispensés de taille pendant facilement huit bons mois, Georges et Yannick, à trois pas de leur maison, placent le fil de fer du futur palissage destiné au muscat petits grains. Si les rangées sont droites et longues, à deux, avec l’aide du dérouleur, cela devient une vraie partie de plaisir. En regardant la taille prometteuse, on imagine déjà les belles grappes pendues sur fil se régaler de bronzer tout l’été avant de passer à la benne.

Dimanche 11 février
Pompier depuis juin dernier (il fait les interventions depuis décembre), Benjamin a invité ses petits loustics de la Tourèze à visiter les installations de sa caserne située à la sortie d’Estagel. Léo, Pierre et Simon se sont ainsi promenés du poste de contrôle où les appels sont reçus, au vestiaire des dames et des messieurs sans oublier le reste de la caserne. Ils ont flashé sur les casques à deux visières prévues soit pour des feux normaux soit pour des feux de forêts plus ardus. Les véhicules tout terrain, l’ambulance, les jeeps, les camions, surtout celui qui possède une réserve de 4000 litres les ont beaucoup impressionnés. Ils sont déjà partants pour y retourner faire un tour car ils connaissent désormais le bouton sur lequel il faut appuyer pour faire sonner l’alarme.

Jeudi 8 février

La taille pratiquement terminée, Georges s’attaque maintenant tranquillement à bichonner les arbres qu’il a plantés l’année dernière. Abricotiers, amandiers, noyers, noisetiers, aucun n’est laissé de côté. Après un petit labour pour aérer la terre tout en souhaitant une bonne pluie dessus, il nettoie les bordures en essayant d’éliminer le plus grand nombre de roseaux possible. En attendant la pause de l’engrais et le désherbage.

Mardi 6 février

La période de froid n’a pas duré bien longtemps et malgré quelques matins frisquets, passé 10h, les températures printanières sont de retour. S’il y en a une qui pâtit plus que tout le monde de la situation, c’est bien notre chère Agly qui n’était déjà pas bien gaillarde il y a un mois de cela. A la voir, pour ainsi dire, avec juste la peau sur les os, on ne peut que se sentir triste. Dommage que notre groupe Ostinata n’ait pas le talent du barde gaulois Assurancetourix. Le problème serait vite réglé. Heureusement, le mimosas fleuri nous met un peu de baume au cœur.

Lundi 5 février
Samedi, en soirée, à Durban (Aude), à la « Casa Musicale Cabanut », notre sympathique groupe Ostinata a régalé l’assistance. Une heure de concert tout en fraîcheur et ce, malgré la présence à 3 pas de la scène d’un magnifique feu de cheminée, comme il n’en existe plus beaucoup aujourd’hui. Rayon nouveautés, une chanson en catalan (La Sirena de Begur) où il était question, entre autres, de tramontane qui souffle. Le concert a eu lieu en deux parties avec une mi-temps pour se rafraîchir.
Cette Casa Musicale, en fait une petite bergerie, a été créée par Lydia, qui organise quelques samedis par ci par là, des concerts pour tous les goûts (jazz, musique africaine…) et des stages.
La soirée s’est terminée aux environs de minuit dans la joie et la bonne humeur.

nouveau : "casots,citernes et capitelles" dans "petit coin de nature"

 

mise à jour "photos" pour septembre octobre novembre 2006 terminée !

Vendredi 2 février

Mardi dernier, à la Mairie, le groupe Ostinata a préparé le plus soigneusement du monde son prochain concert qui aura lieu à Durban (Aude) le samedi 3 février à 21h00. Au programme, au milieu de leurs morceaux habituels, un nouveau chant en catalan, la Sirena de Begur… Qu’on se le dise !