Février

 

Samedi 28 février
La fin février est souvent synonyme de désherbage à l’horizon mais, cette année, vu l’hiver rigoureux, les bourgeons restent bien à l’abri dans le sarment et personne ne semble pressé de démarrer. Toutefois, les frangins Jimenez, Pierre et Jo, ont commencé depuis deux ou trois jours, par ci par là, et ne doutons pas que d’ici lundi, beaucoup de leurs collègues les imiteront.

Vendredi 27 février
Didier et Jérôme (entreprise Navarro) nous annonçaient la semaine dernière que, pour leur part, le dernier coup de truelle avait été donné sur le chantier. Mais, comme ils ont du mal à quitter le village où ils se sentent si bien, ils ont rempilé pour quelques jours côté Tamarins. En effet, ils arrangent le coin du forage où la nouvelle pompe placée cet été, nous a rendu un grand service pour traverser une bien longue période de sécheresse. Une bonne toupie de béton ‘’ascampillée’’ avec soin sur le sol, des blocs scellés en carré autour de la pompe, de la grosse caillasse tout autour pour décourager les voitures de s’y garer et le tour est joué avec toujours, autant de savoir-faire.

Jeudi 26 février
Partie en un seul morceau voilà déjà quelques mois, la vieille porte de l’ancienne cave de Monsieur Loubet fait son retour, découpée en trois morceaux pour faciliter transport et montage.
Sous les regards curieux d’une triplette de vacanciers, avec à la baguette, Nico et Laurent (MENUIPRO), la porte n’a pas été longue à retrouver, et sa place d’origine et le plaisir de recoulisser comme à la belle époque avec, en prime, une santé retrouvée. Il ne restera plus qu’un petit ponçage sur place suivi d’une couche de peinture pour qu’elle rajeunisse de 50 ans.

Mardi 24 février
Dimanche, le Théâtre de la Rencontre, à Perpignan, qui affichait complet, accueillait le groupe Ostinata. Ce dernier s’en est donné à cœur joie pour enchanter le public avec, à la clé, quelques nouveaux morceaux comme ‘’O Sotchelo’’, ‘’Satr’ Prialo’’ ou encore ‘’Les p’tits yeux noirs’’. Une fois n’est pas coutume, nos filles ont bénéficié du talent d’Alain, l’éclairagiste attitré de ce théâtre, qui les a soignées aux petits oignons, morceau après morceau, à coups de lumière tamisée par ci et de spots multicolores par là, donnant au concert un côté vraiment pro. Comme toujours, malgré le trac, le groupe a ‘’déroulé’’ ses morceaux avec grand talent, en se faisant du même coup, des nouveaux fans.

Lundi 23 février
Du jardin de Monsieur Loubet monte dans le ciel de la fumée et de tristes crépitements s’échappent du feu brûlant les branches de pin mises au sol par Klaus le mois dernier.
Margarete a commencé le nettoyage du jardin en le débarrassant des ‘’branchettes’’ en attendant les pros qui viendront toujours assez tôt supprimer entre autres, un de nos deux superbes pins datant des années 20.

Dimanche 22 février
La Sotranasa avec tout son attirail s’est installée sur notre avenue de la République depuis quelques jours, et le moins que l’on puisse dire c’est que, pour l’enterrement des réseaux, les gars du chantier auraient sûrement souhaité, et mérité, un peu moins de tramontane car, en plus d’être secoués comme des cocotiers, ils se prennent poussières et gravettes pleins les yeux et les oreilles. Mais ils en ont vu d’autres et, avec beaucoup de gentillesse et de plaisir, ils posent avec nos anciens qu’ils ont appris à connaître, à force d’aller et venir du bas de chez Juliette en haut des quais de la Cave.

Samedi 21 février
Quel est le petit garçon ou la petite fille qui, un jour, dans les premières et plus belles années de sa vie, en jouant au football près des quais de la Cave Coopérative, n’a pas vu son ballon s’éclipser dans le caniveau prévu pour les écoulements de l’eau de pluie et qui traverse en souterrain l’avenue de l’Agly, pour ressortir tout en bas, au grand jour, près des aloès, dans le jardin de Monsieur Loubet ?
D’aller y récupérer son bien se révélait être toute une expédition car ce mini tunnel bâti pratiquement que de galets de rivière, mesurait à peine 75 cm au carré, excluant du coup, tout demi tour possible. Il fallait donc, rentrer par en haut, ressortir par en bas, en poussant de temps en temps le ballon, les cheveux pleins de toiles d’araignée et les genoux qui, parfois, écrasaient un ver de terre d’un mètre de long (Indiana Jones à côté, c’est de la  gnognotte). Cette nostalgie soudaine qui remonte par tous les pores et poils de la peau est due aux travaux d’enterrement des réseaux par la Sotranasa qui a mis à jour, au coin de l’ancienne maison de Madame Jean, ‘’notre tunnel’’, en soulevant une grosse pierre. Avec beaucoup de doigté, la pierre a été remise en place et enterrée mais, presque presque, si le tour de taille depuis ne s’était épaissi, avec en parallèle des genoux devenus cliquetants comme des bielles coulées, un petit bonjour aux araignées et vers de terre qui doivent toujours se régaler en sous-sol, aurait été à l’ordre du jour. A l’ordre du jour, avec grand plaisir et cœur rajeuni !!!!

Vendredi 20 février
Dernièrement, au Cellier Trémoine, avait lieu la dégustation des vignes dédiées, une fois passées 18 heures et les rideaux descendus. Pas moins d’une douzaine d’échantillons (Carignan, Grenache, Syrah) concernant les fruités, Gravières, Moura Lympany, Château Planèzes, Trémoine…, attendaient, sagement rangés en file indienne, le feu vert de notre œnologue  Monsieur Barcelo Michel, pour être débouchés.
Les jeunes, bien sûr, étaient là en nombre,  de même d’ailleurs que les moins jeunes. Et, si personne n’était surpris par la qualité des échantillons (vu que tout un chacun se ‘’décarcasse’’ dans ses vignes au moins 12 mois par an), l’accent était mis sur le cépage Grenache noir qui peut se révéler être, tout simplement, une mine d’or pour les papilles, une fois bien apprivoisé. Toujours, quitte à se répéter, à être viticulteur, les adhérents de notre Cave (en espérant qu’ils le sachent) ont tiré le bon numéro.
PS : Le groupe Ostinata sera en concert à Perpignan au Théâtre de la Rencontre le dimanche 22 février à 17h30.

Jeudi 19 février
Quand Joseph et Pierre taillent leurs vieux Carignans et Grenaches sur le haut de la Clotade avec vue imprenable sur le village, c’est que pour eux, la fin de saison de taille sent bon la saucisse grillée. Comme toujours, c’est avec beaucoup de soin que le travail est fait et la piquette qui sert à éliminer les rejetons américains n’a pas le temps de refroidir. Encore un coup de collier à donner sur les Fontasses et les ciseaux seront remisés jusqu’à la fin de l’année.

Mercredi 18 février
C’est toujours un vrai plaisir lorsqu’une occasion se présente de passer la porte de l’atelier de notre ébéniste Patrick. A chaque fois, l’impression de débarquer en plein Moyen-âge ou Renaissance refait surface et on s’attend à tout moment à voir surgir de derrière un meuble ‘’le’’ Louis XIV ou un de ses copains, perruque bien vissée sur la tête. Ces temps ci, Patrick restaure un vieux buffet Henri IV et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’à l’écouter décortiquer ce meuble dans les moindres détails, on se régale.

Mardi 17 février
Bien que la tramontane souffle fraîchement, Magguy, imperturbable, depuis quelques jours, sécateurs en mains, se fait plaisir en prétaillant la jeune vigne de grenache noir située légèrement à l’abri entre le Roc et la Clotade. Les sarments coupés un par un se retrouvent bien alignés sur le sol, toutes les deux rangées et du coup, le fiston Eric a deux raisons d’apprécier le travail. D’abord, ce sera un jeu d’enfant pour lui de ramasser les sarments, ensuite, tailler dans ces conditions, en cordon de Royat et sans aucune gêne, on a presque envie de lui chiper la place.

Lundi 16 février
Entre les quatre murs épais de notre vieille Cave coopérative, datant du début des années 30, bien à l’abri du ‘’barouf’’ fait par l’entreprise Sotranasa, enfouissant les réseaux avenue de la République, Billy et Laurent rincent les 250 Bordelaises qui, il y a peu, contenaient le millésime 2007 du Château Planèzes et du Moura Lympany qui sont passés à l’étape suivante : la mise en bouteille.
A 8 minutes la barrique, la semaine ne sera pas de trop pour les passer toutes à la douche en attendant de réceptionner le millésime 2008 qui nous met déjà l’eau à la bouche.

Dimanche 15 février
On ne pensait plus revoir, sur le chantier Loubet, les sympathiques Fouad et Jackie qui, courant été dernier, étaient venus étancher la terrasse jouxtant la maison de Jean. Mais vu que la pente pour l’écoulement de l’eau n’était pas terrible, vu que Jean, à l’occasion, en suivant la météo, pouvait chausser sur cette même terrasse, soit les skis, les patins à glace ou les bottes, l’entreprise JE-LU-PI, en fin de semaine dernière, a redonné à la terrasse, la pente qui lui revenait de droit.

Samedi 14 février
Les Jourda Père et Fils (Georges et Yannick), depuis quelques années maintenant, clôturent leur saison de taille début février, profitant ainsi d’une petite période d’accalmie avant de commencer le désherbage qui ne tardera pas à venir.
Les tronçonneuses sont donc de sortie et après débité menu l’amandier des Counties, ‘’asboudragué’’ au milieu du chemin par la tempête Klaus, ils attaquent un ‘’client’’ un peu plus velu sur le Garouilla, couché en travers pour les mêmes raisons. Si le tronc fait au moins un mètre de diamètre, faisons-leur confiance pour en faire des petites ‘’bûchettes’’ pour le poêle.

Jeudi 12 février
Chez Monsieur Loubet, Didier et Jérôme, les rescapés du ‘’carré magique’’ de l’Entreprise Navarro (Christophe coulant de beaux jours à la retraite et Jacques volant désormais de ses propres ailes), après avoir fait un petit tour sur le toit vérifier l’étanchéité des vasistas, éparpillent avec soin le gravier dans la cour où tout est mis de niveau.
C’est avec un brin de nostalgie qu’on les regarde travailler car ils sont sur le chantier depuis octobre 2007 et ils ont eu le temps de se faire apprécier autant par leur bonne mentalité que par leur savoir-faire. Souhaitons-leur à tous deux de retrouver rapidement du travail car Monsieur Emile Navarro, le patron, part à la retraite.

Mardi 10 février
Il n’est pas rare, en passant rue des Mimosas, d’apercevoir Fernand en compagnie de sa fidèle Mirza. Lorsque le temps s’y prête, il se régale de prendre le soleil dans son petit jardin aménagé juste en face de sa maison, profitant d’une retraite méritée, tout en couvant des yeux, jusqu’à la moindre feuille de son superbe citronnier.


Lundi 9 février
En ce moment, Margarete fait le tour du village pour faire la toilette à toutes ses plantations dispatchées ici et là. A la voir ‘’roundinéger’’ 50 fois autour de chacune de ses mattes, en calculant bien s’il lui faut, peut être couper une feuille de plus ou peut être la laisser, on ne peut s’empêcher de penser que la tempête Klaus, elle, ne s’est pas posé autant de questions et surtout, ne s’est pas mis de gants pour les ‘’aspoulser’’ des heures durant.

Samedi 7 février
Depuis le début de la semaine, il n’est pas facile de traverser notre village ou, tout simplement, d’y naviguer. En effet, le groupe Sotranasa, implanté entre autre sur Perpignan, est en train de réaliser la 3ème tranche des travaux d’enfouissement des réseaux qui part de l’embranchement de la Cave jusqu’au bas de la maison de Juliette.
Du bruit, de la poussière, des machines qui viennent d’ailleurs, comme la trancheuse qui est capable de tailler dans les roches les plus solides des sillons d’un mètre de profondeur sur 50 centimètres de large, sans se fatiguer le moins du monde, expulsant caillasses et compagnie, réduites en miettes dans les camions prévus à cet effet.
Les gars sont super sympas, souriants, méticuleux et assurent un maximum. Tout est calculé à l’avance et ils sont tellement habitués à ce genre de travail qu’avant d’avoir commencé, dans leur tête, c’est déjà fini. Alors, ça roule ! Les tranchées sont finies, l’enterrement démarre et sûrement qu’en milieu de semaine prochaine, l’enlèvement des poteaux-béton pourra s’effectuer. Un spectacle à ne pas louper !

Vendredi 6 février
Bien à l’abri sur le coin des Fontasses, pas très loin du Roc, aux premières loges et les premiers servis dès que le soleil se pointe au dessus du Garouilla, notre Maire Sid taille sa jeune vigne de l’arbousier plantée il y a 10 ans à peine, en compagnie de deux Cassagnols sympathiques que nous connaissons bien, Nathalie et Jean-Marie.
Vu le tralala qu’il y a en ce moment dans le village, entre la fin du chantier Loubet et l’enterrement de la 3ème tranche des réseaux par la Sotranasa, il est ainsi à 2 minutes de l’action et peut faire quelques allers-retours sur les différents chantiers sans perdre trop de temps.
Vivement le mois de mars qu’il puisse souffler un peu.

Jeudi 5 février
Après la petite peur ressentie pendant le passage de Klaus qui a failli lui déposer, sans douceur et sur le toit, quelques uns des cyprès situés en bordure du jardin de Monsieur Loubet, Christian retrouve son sourire et s’occupe précautionneusement de ses agrumes.
Pompe sur le dos, il leur fait une petite toilette d’hiver d’un produit à base d’huile, manière de décourager les différentes sortes de cochenilles qui se régalent de ‘’roundinéger’’ sous les feuilles.
Seul petit bémol : viendra bientôt une équipe de spécialistes pour raser toute la haie de cyprès plus ou moins déterrés, penchés, déracinés et qui dès lors sont synonymes de danger. Du coup, son petit paradis de maison, bien calfeutrée sur le bas du village, sera un peu plus exposée au vent du Nord.

Mardi 3 février
Après la tempête, ici et là, des tronçonneuses se font entendre. Les arbres abattus par la ‘’rouffaque’’ du 24 janvier, avec un gros pincement au cœur, disparaissent petit à petit du paysage, débités en bûches de 50 cm, donnant l’impression que doucement, tout rentre dans l’ordre.
Le jardin de Monsieur Loubet verra sans doute venir une équipe de spécialistes pour réparer ce qui peut l’être et pour, surtout, s’occuper du gros pin. L’arbre couché au dessus du pont, le gros mûrier déraciné au jardin d’Alex, demanderont également un savoir-faire particulier. Au milieu de tout ce gâchis, la santé florissante de notre belle rivière fait vraiment plaisir à voir.

Dimanche 1er février
Jean-Mi, notre mécano moto, a souvent ‘’roundinégé’’ en soliste sur les circuits du Luc ou autre, pour participer à des courses de motos anciennes. En ce moment, il est en train de fabriquer maison avec un copain, doucement et pièce par pièce, un side-car type basset, équipé d’un moteur BMW 1000, presque aussi gros qu’un ‘’gourbell’’ et avec un guidon au ras des pâquerettes. Une fois le side compétitif, il compte bien faire des courses de démonstration dans cette catégorie avec Marie-Alice comme coéquipière.