Mars

 

Dimanche 29 mars
On ne reviendra pas sur les dégâts causés par Klaus voilà déjà 2 mois mais, d’une manière ou d’une autre, il faut bien penser maintenant à supprimer tous ces pauvres arbres déracinés ou présentant un danger potentiel vu leur inclinaison. Notre cimetière centenaire a reçu la tempête de plein fouet et bon nombre de ses cyprès qui étaient peut-être même là avant lui, n’y ont pas résisté. Pascal et Régis (élagage, Adete RC) sillonnent le secteur depuis fin janvier avec, pour but, la délicate tâche de tout remettre en ordre. Pour eux, le moment est venu de s’occuper de notre village. Leur technique est d’une simplicité enfantine : grimper à l’arbre en supprimant au fur et à mesure les branches (tronçonnées à environ 30 cm du tronc pour permettre de placer les pieds et continuer à grimper), puis, une fois arrivé tout en haut, redescendre en débitant le tronc par bûches de 50 cm. Simplicité enfantine certes, mais alors, quelle classe et quelle agilité ! De vrais écureuils ! Et pour que le travail soit bien terminé, les bûches sont empilées au fur et à mesure dans un coin tandis que le menu bois est passé à la ‘’moulinette’’. Le gros mûrier couché dans le jardin d’Alex à la Pachère a suivi le même chemin que les cyprès. Dans une situation pareille, on se rend compte à quel point il faut avoir de savoir-faire pour qu’un arbre de plusieurs tonnes, agrippé à un toit par ses milliers de petits ‘’doigts’’, se retrouve en morceaux dans un ruisseau sans avoir rajouté la moindre égratignure à une maisonnette.
Merci à Margarete, Hervé et Jonathan pour avoir donné un coup de main à l’enlèvement des branchages. Nous attendons avec impatience ‘’les écureuils’’ qui, sous peu, viendront s’occuper du jardin de Monsieur Loubet.

Samedi 28 mars
Le vendredi 13 dernier, à 18h30 à la salle Canigou (Perpignan), le Conseil Général organisait la remise des prix des deux concours : ‘’Villes et villages fleuris’’ et ‘’Maisons fleuries’’. Eunice et Paul recevaient tout d’abord le 1er prix ‘’Maison fleurie en catégorie jardin’’, 1er prix réunissant les villages de tout le département. Joanna et John, toujours en ‘’Maison fleurie en catégorie façade et bas de porte’’ obtenaient le 4ème prix. Quant à notre village, il se classait 3ème en catégorie ‘’Village de moins de 200 habitants’’. Un grand merci à tous les participants Planézols pour embellir d’aussi belle façon notre village.
PS : Planèzes est le seul village, toutes compétitions confondues, à avoir obtenu 3 prix.
Re-PS : A regarder son devant de porte aujourd’hui, il est clair que pour Joanna, la compét’ 2010 est déjà commencée.

Vendredi 27 mars
L’ami Joseph, il est un peu comme les hirondelles. Dès que le printemps pointe son nez en réveillant mille bourgeons, il est présent dans nos ruelles avec sa machine à tout faire pour relever les compteurs. Et depuis le temps qu’il vient, il connaît désormais les bonnes adresses pour avoir les clés de l’Eglise, de la Biblio et de toutes les maisons qui sont fermées les ¾ de l’année. Toujours, malgré les temps qui changent, son sourire et sa gentillesse, eux, ne prennent pas une seule ride et pourvu qu’il puisse, pendant encore de nombreuses années, nous rendre visite.

Jeudi 26 mars
L’entreprise Menuipro, pas plus tard qu’hier mercredi, est venue mettre en place l’escalier qui désormais relie le rez de chaussée au premier étage de l’ancienne Cave de Monsieur Loubet. Le moins que l’on puisse dire c’est que Christian, Mehdi, Nico, Steph et Thierry s’en sont vus de toutes les couleurs. Si d’assembler les trois morceaux de l’escalier arrivé en pièces détachés pour faciliter son transport ne leur a pas posé trop de problèmes, quoique cela ait nécessité technique, coup d’œil et savoir-faire, le soulever s’est révélé être une autre paire de manche. Le ‘’beau bébé’’, 250 kg bien pesés, 8 mètres de long sinon plus, s’est drôlement fait secouer les puces pour finalement gagner sagement sa place définitive. Heureusement, ciselé au millimètre, le petit monstre, en 4 petites retouches, a fini par adhérer parfaitement à son environnement. Cela valait bien une photo d’équipe au bas des premières marches.

Mercredi 25 mars
Par une tramontane à décorner les bœufs, Laurent, comme prévu, s’attaque à la tournée de taille, bien secondé par les sept groupes volontaires. En prenant garde à ce que le vent ne lui ‘’aroussègue’’ pas ses notes jusqu’à Canet, tous les ceps ont été passés en revue afin de vérifier le nombre de coursons (maximum 7), le nombre d’yeux (maximum 2) et la longueur des baguettes. Pas besoin de préciser que tout cela se passe dans la bonne humeur et que les ‘’extras’’ notés par notre cher Caviste, seront rapidement rectifiés.

Lundi 23 mars
En présence de Laurent, remplaçant dorénavant Sophie, partie sous d’autres cieux, se tenait à Rasiguères, une réunion de la Commission Technique ayant pour objectif l’organisation de la tournée de taille saison 2008-2009. Laurent, notre Caviste, s’est ‘’calé’’ une semaine complète pour, d’une part, avec les sept groupes, re-suivre les hectares de Carignan, Grenache, Muscat et Syrah dédiés aux multiples appellations de notre Cave et d’autre part, se familiariser avec un territoire qu’il connaît peu mais où il finira un jour, comme Sophie, par s’y promener les yeux fermés.

Dimanche 22 mars
En début de soirée, il y a tout juste deux ou trois jours, un bruit suspect attirait l’attention de Marie-Alice et Jean-Mi devant leur garage-moto. Avec étonnement, ils récupéraient (et re-scotchaient) le F de République Française tombé tout droit du haut du clocher et ‘’ascampillé’’ en plusieurs morceaux à ses pieds. Les points de fixation de ce pauvre F complètement rouillés, ont lâché les uns après les autres sous le poids des années et des intempéries, comme d’autres avant eux. Par mesure de précaution et afin d’éviter tout accident, il est question de retirer ce qu’il reste encore de la date témoin de la construction du clocher.

Samedi 21 mars
Depuis maintenant 34 ans, nous avons appris à reconnaître la silhouette familière et rassurante de Monsieur Puly, docteur domicilié à Latour de France. Silhouette allant de ruelle en ruelle dans notre village, sacoche en main pour soigner ses habitants. C’est toujours un plaisir de le rencontrer, de discuter avec lui et de l’écouter entre autre, parler avec beaucoup de nostalgie d’un passé qui ne reviendra pas. Il a pris cinq minutes, l’autre jour, pour visiter le chantier Loubet de Sceaury et du coup, bien sûr, l’atelier attenant d’Alex. En passant la porte, il a cru se retrouver au temps des forgerons Tourils et regrettait bien que beaucoup de ces professions là, depuis, se soient perdues. Mais déjà son téléphone sonnait l’appelant vers de nouveaux patients. Une autre profession ne tardera guère à déserter nos petits villages : celle de médecin de campagne. Des médecins de campagne voués depuis toujours à soigner les malades sans se préoccuper le moins du monde de savoir si c’est dimanche, jour férié ou 18 heures passé de 5 minutes…
PS : Monsieur Puly, comptant bien, autant que possible, repousser de quelques années sa retraite qui arrive à grands pas, il est conseillé de tomber plutôt malade pendant qu’il est encore là qu’après.

Vendredi 20 mars
Abricotiers, cerisiers, pêchers, poiriers, pruniers … les arbres sont bien d’accord pour dire que le Printemps est aujourd’hui arrivé (11h44). Quelles soient rouges ou blanches, les fleurs font le bonheur d’abeilles et bourdons et sont annonciatrices de belles récoltes. D’autant plus, que contrairement à 2007 et 2008, le sous-sol, cette fois ci, a fait le plein d’humidité. Il ne reste plus qu’à souhaiter que les étourneaux sédentaires qui agacent et attendent avec impatience le retour des cerises, aillent ‘’roundinéger’’ ailleurs.

Jeudi 19 mars
L’eau que Dame Nature a généreusement distribué en cadeau, autour de Noël, à tout le Fenouillèdes, a fait, entre autres, le bonheur de toutes les mattes d’asparagus qui pâtissaient la ‘’sécade’’ depuis de trop longs mois, en tirant une langue d’au moins un mètre de long. Du coup, les asperges pointent leur nez par milliers comme pour rattraper le temps perdu. Et le moins que l’on puisse dire c’est que beaucoup trouvent plaisir à fureter dans chaque bosquet en prévision d’une bonne omelette. 

Mercredi 18 mars
Petit à petit, tel un puzzle qui s’assemble, les luminaires placés avec soin par Jean-Michel (Elec-Fenouillèdes, que nous recommandons à toute personne ayant besoin d’un électricien), trouvent leur place aux quatre coins du chantier. De couleurs et gabarits différents, ils apportent une touche de finition plus que soignée et du coup, annoncent, à brève échéance, la fin des travaux. On en deviendrait presque déjà nostalgique.

Lundi 16 mars
Scie en main et pour ne pas changer, perché souvent tout en haut d’une échelle, Hervé fait le tour de nos arbres Planézols afin de les débarrasser des vieilles branches 2008 avant que les nouvelles, sous l’impulsion d’un printemps proche, ne commencent à débourrer. Et à le voir sur le mûrier qui fait angle au coin de chez Lucien, à trois pas de notre école fermée déjà depuis 1971, on ne peut s’empêcher de penser à toutes ces générations d’élèves qui ont posé pour la photo de classe juste en dessous pendant des décennies.

Samedi 14 mars
Notre mémoire Planézole, Joseph, invitée à nouveau par l’école primaire d’Estagel (classe de cp-ce1) se devait de répondre aux nombreuses questions des enfants qui se recoupaient toutes dans une seule : Comment vivait-on autrefois sans électricité ?
Et tout en prenant un bon bain de jouvence, ‘’l’ancien’’ a répondu à toutes ces interrogations, démonstration à l’appui, sortant, tel un prestidigitateur du coffre de sa voiture, fer à repasser, chaufferette, lampe à pétrole, garde-manger, bassinoire, lessiveuse…
Si les plus gourmands plaignaient du fond de leur petit cœur leurs ancêtres de ne pas avoir eu de congélateur pour stocker des glaces, c’est avec des yeux bien écarquillés qu’ils ont écouté les explications données avant de raccompagner, une fois son cours terminé, Joseph, jusqu’à sa voiture.
Et à une prochaine fois !

Vendredi 13 mars
Saucissons, biscottes et fromages à l’appui, la dégustation des assemblages rouge et rosé (plus un blanc) n’a fait que confirmer ce sentiment général du travail bien fait perçu lors de la dernière dégustation concernant les échantillons de Carignan, Grenache et Syrah. Nombreux étaient les viticulteurs présents et attentifs aux explications de Monsieur Barcelo (œnologue) commentant chaque cuvée avec un ‘’diagnostic’’ à faire pâlir d’envie le plus brillant des chirurgiens. Une fois de plus, dans une ambiance sereine et détendue, il était bon d’être, tout simplement là ensemble, à mi-parcours entre les vendanges passées et à venir.
PS : Après le ‘’coup  du chapeau’’ l’an passé au Concours Général de Paris (Médaille d’Or Château Planèzes, Médaille d’Argent Moura Lympany, Médaille de Bronze Muscat), la Cave, cette année, et toujours à Paris, est à nouveau primée avec deux Médailles d’Or (Flacon d’Emile VDN et Rosé Trémoine) plus une Médaille de Bronze en Muscat.

Mardi 10 mars
La tramontane qui, d’après l’Indépendant, a soufflé 45 jours ces 3 derniers mois, joue au chat et à la souris avec les nerfs des viticulteurs qui, en ce mois de mars, doivent désherber. Chronométrée à 20, 40, 100 ou parfois 10 km/h, elle est omniprésente sur le terme, laissant aux vignerons quelques miettes de temps de ci de là pour traiter. Dans ces moments là, tracteurs et camions, ‘’roundinégeant’’ par monts et par vaux, notre cher territoire ressemble à une vraie fourmilière.

Lundi 9 mars
La déchetterie de Latour de France, chaque dimanche matin, reçoit un nombre impressionnant de véhicules, toutes catégories, amenant à coup sûr, gravats, déchets verts, ferrailles et compagnie. Le John est là, imperturbable, dimanche après dimanche et année après année, dans sa tenue fluo, veillant au grain et à la bonne répartition des déchets dans les containers. Au hasard d’une petite virée pour se débarrasser d’encombrants, il n’est pas rare d’y croiser notre ancien caviste Jeannot (1965-1996) qui lui rend visite pratiquement tous les dimanches à vélo. Et quel plaisir à chaque fois de le retrouver, de parler du bon vieux temps de la Cave et de faire revivre, ne serait-ce que pour quelques instants, nos Anciens qui ne sont plus là.

Dimanche 8 mars
La vieille cave de Monsieur Loubet qui, actuellement, sent bon la peinture fraîche, est en train de terminer sa transformation. José (Art et Nuances) avec Bruno, son beau-fils et Amandine (stagiaire), sont aux quatre coins du ‘’local’’ avec pinceaux, rouleaux, spatules ou bien encore machines à lisser les enduits. Sans jamais se départir de sa bonne humeur, l’équipe avance méthodiquement en grignotant souvent sur le samedi et dimanche. Heureusement, comme notre Alex Planézol, à dix pas de là, est dans le même cas à souder et peindre ses ferronneries, une ‘’cargolade’’ est au programme ce dimanche midi pour terminer en beauté la semaine.

Vendredi 6 mars
Après trois semaines passées, notamment, le long de l’Avenue de l’Agly, la Sotranasa,  sur un bon coup de goudronnage, s’en va vers d’autres aventures, donnant ainsi l’impression que notre Avenue de l’Agly s’est élargie au moins comme les Champs Elysées ou, même mieux, comme la Canebière. Un grand merci à Carlos, François, Hatim, Henri, Jean-Jacques, Jérémy, José, Karim, Manuel, Philippe, Valente et tous les autres gars pour avoir essayé de gérer au mieux la circulation au milieu de tout ce ‘’rambail’’. Et merci à Manuel, maçon émérite qui s’est fait un plaisir d’arranger la rigole de Madame Calatayud mise à mal par les engins à force de passer et repasser.

Mercredi 4 mars
Trois petits clichés de mimosa fleuri à l’attention de Monsieur et Madame Auquier qui viennent depuis fort longtemps maintenant, se reposer dans l’arrière-pays du Fenouillèdes (n’hésitant pas à faire halte, bien sûr, à chacune de leur visite, chez Monique, notre 2ème adjoint, dans sa chambre d’hôtes) et qui au moins, une fois par an, nous envoient un petit message d’amitié. Le dernier en date s’interrogeait entre autre, sur la floraison de nos mimosas. Les voilà sans doute rassurés en espérant les rencontrer à leur prochaine venue.

Mardi 3 mars
Depuis quelques jours, enterrement des réseaux oblige, la traversée du village devient compliquée pour tout le monde, quant à se garer, y arriver relève carrément de l’exploit. Déjà que la Sotranasa prend beaucoup de place sur l’avenue de l’Agly et dans quelques ruelles, l’arrivée de l’entreprise Colas, venue pour goudronner, donne l’impression d’être pris en sandwich. Et quand on sait que la rue des Mimosas doit être exempte de véhicules en semaine, pour cause de travaux Loubet de Sceaury, il ne reste plus du coup qu’à prendre patience et attendre que tout se termine.

Lundi 2 mars
En ce samedi de fin février, sur les Counties, Georges et Yannick, équipés d’une tarière, essaient de résoudre le problème récurrent de la mortalité importante du cépage syrah. Depuis quelques années maintenant, nos parcelles de syrah voient disparaître régulièrement à chaque saison de nombreux ceps et, une des solutions consiste à passer la tarière qui, tout en éliminant la souche morte toujours en place, prépare le terrain pour que les racines du nouveau greffé-soudé se fassent la meilleure place possible.


Dimanche 1er mars
Pendant les vacances, notre sympathique Marité a eu le grand plaisir de recevoir la visite de sa belle-sœur Danièle (sœur de Jean-Louis) ainsi que ses neveux Maximilien, le plus petit, et Axel, le plus grand. Elle était toute heureuse de nous présenter sa petite famille, une fois le pain distribué, et le cadet, comme sa grand-tante d’ailleurs (sauf cas exceptionnel), ne semble guère apprécier d’être photographié, ce qui n’enlève rien au fait que nous aimons bien notre boulangère.